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Le pays s’attendait à un Dialogue national inclusif et non à un Dialogue hybride avec certains .

Le pays s’attendait à un Dialogue national inclusif et non à un Dialogue hybride avec certains[1].

CRIDEM, mai 2010

Nous avons conçu et proposé, pour les Pays à Ressources Insuffisantes, dont le nôtre, un système de démocratie inclusive qui consiste, schématiquement, à mobiliser toutes les forces politiques pour réaliser les programmes et politiques agréés par les populations, à travers les urnes, après une élection présidentielle démocratique. C’était en 2008.

Nous ne nous attarderons pas, ici, sur ce modèle. Le document le décrivant et le justifiant reste disponible dans les archives des sites mauritaniens (CRIDEM, entre autres), et a été enregistré, sur supports audio-visuels par différentes chaînes de télévision (TVM, ALARABIA…).

Un commencement d’application de ce système a vu le jour, chez nous, mais il fut partiel et parcellaire. Le système a été dénaturé dans sa mise en œuvre. Rendu hybride, il n’était plus: ni démocratie classique, certes, inadaptée à nos pays mais normale, ni « démocratie inclusive » telle que nous l’avions conçue. La formule appliquée a, donc, cumulé les inconvénients des deux précédentes, sans avoir bénéficié de leurs avantages: majorité frustrée et jalouse; la partie exclue de l’Opposition, radicalisée et encore plus hostile au pouvoir et au segment de l’opposition cooptée.

Paradoxalement, la crise ainsi déclenchée après l’application de cette démocratie hybride ou semi-inclusive, n’aura été désamorcée que par l’adoption d’une démocratie totalement inclusive, mais ‘’occasionnelle’’, j’allais dire ‘’journalière’’, qui a permis une accalmie, une sorte de sortie de crise par des élections présidentielles, en 2009, et grâce à l’acceptation de son corolaire, le « dialogue inclusif » inscrit dans les Accords de Dakar.

Mais, dès la proclamation des résultats électoraux, le système inclusif fut abandonné et le pays revint à la case départ. L’accalmie n’aura duré que le temps d’une campagne, soit moins d’un mois. Retour, donc, à la case de départ. La défiance reprit le dessus.

Le nouveau pouvoir savoura sa victoire après avoir été contesté de manière quasi-universelle. Crise de légitimité !

L’opposition lui dénia toute légitimité et cria à la fraude, une fraude quantitative et qualitative de type nouveau, ‘’technologique’’. De là, impossibilité de dialogue, c’est-à-dire l’impasse politique. Venant d’une crise, cette impasse signifiait, pour notre pays, rechute avant même qu’il n’eût achevé sa convalescence. Le choix de la crise permanente, fut alors, pris, consciemment ou inconsciemment.

Depuis lors, on entretint la crise au lieu de cogérer le pays, comme dans la phase de transition, ou de dialogue, comme ce fut le cas à Dakar, en vue d’arriver à un consensus ou à un compromis. La Mauritanie s’enfonça, davantage, dans la crise.

C’est pour cette raison que nous lançâmes, tant au Pouvoir qu’à l’Opposition, le 29 avril 2010, un appel au dialogue inclusif, par médias interposés.

Voici de cela 666 jours. Cet appel reste archivé sur de nombreux sites électroniques et est encore affiché, à ce jour, sur le site: www.pointschauds.info.

Ce fut le premier appel en son genre, en ce sens qu’il s’adressait aux deux protagonistes et se mettait à égale distance de tous les pôles.

Un dialogue vient d’avoir lieu entre le Pouvoirs et «certains partis de l’Opposition». Au lieu d’inclure tout le monde, il n’a inclus que certains. Au lieu de mettre un terme à la crise politique, il l’a exacerbée. De la défiance entre partenaires dans le processus démocratique, on est passé à l’aversion entre protagonistes. C’est l’Histoire qui se répète !!

Je garde le silence depuis 666 jours, tout en observant les choses tourner en rond et le pays se débattre dans une crise sans précédent. Pourtant, j’ai mal à ma patrie, j’ai mal à ma Ville, j’ai mal aux miens, j’ai mal. Et vous, n’avez-vous pas mal à tous ces endroits ?

Aujourd’hui, l’heure n’est plus au silence des patriotes. L’heure des vérités, bonnes ou pas bonnes, à dire, a sonné, l’heure est au parler vrai.

Instruit par le silence et les années d’illusions et les mois d’attente, il me faut amorcer le retour à la réalité. Descendre sur terre, sur la scène politique !

Pour voir ce qui va se passer, il suffit de regarder ce qui se passe

Cette crise tient à la conjoncture politique autant qu’économique. Le pays se trouve étranglé sur le plan économique et financier, paralysé sur le plan institutionnel, menacé par la sécheresse et la famine et embourbé dans une guerre spéciale sans nom, ou qui en a plusieurs.

La flambée des prix des produits pétroliers et des denrées de première nécessité vient ponctionner les revenus, déjà faibles ou inexistants, dans un pays agro-pastoral qui n’a produit, en cette année sans pluie, aucune moisson de céréales, et dont le cheptel est menacé par une sécheresse, sans précédent, et par les conflits aux frontières.

Je ne ferai pas l’inventaire, ici, des malheurs de la Mauritanie. Elle est devenue une grande salle d’attente dans laquelle s’entassent les problèmes, les revendications à côté de l’urgence de réformes indispensables.

La crise se trouve, donc, à son zénith. Les problèmes ont atteint leur apogée. La colère pousse à la violence. Tant d’appels aux secours et à la rectification des erreurs et tant d’injustices, de cris de protestation et de révoltes, d’injures, de manifestations dans les villes et de marches inter urbaines, tant de suicides protestataires, inconnus, jusqu’ici, dans notre société, font le quotidien de la ‘’Mauritanie nouvelle’’ et se déroulent, désormais, devant sa nouvelle présidence !

Pire, la Mauritanie, en rupture de lien social, se retrouve prise par une sorte de rhumatisme aigu affectant toutes ses articulations, dans tous ses rouages sociaux; elle est menacée d’éclatement, tellement les fissures deviennent béantes.

Rappelez-vous ! Votre Gouvernement, par des déclarations aussi infantiles qu’inutiles, a incendié, par deux fois, l’Université, en provoquant des événements raciaux qui ont failli venir à bout de l’unité nationale, n’eût été notre intervention par nos appels aux étudiants et nos diverses initiatives. Bref, par notre rôle de pompiers !! Votre Gouvernement continue, encore, à passer le plus clair de son temps à tisser des pièges dans lesquels il va s’enferrer et à vouloir désamorcer, désespérément, les conflits qu’il a, lui-même, provoqués.

Malgré son incompétence, il a fait la chasse aux compétences dans tout le pays en remplaçant les bons cadres par « du jamais vu ».

Dans ces conditions, la visibilité est on ne plus excellente pour qui voudrait voir.

On continue pourtant à ignorer les faits. Mais les faits sont têtus et stupides. Il est, encore, plus stupide de les ignorer !

Au contraire, votre Gouvernement continue à chanter d’une seule voix que «tout va bien pour le mieux dans le meilleur des mondes, qu’il n’y a pas de problèmes et que les mauritaniens pourraient jouer prochainement aux élections, sans se rendre compte qu’il y a le feu à la maison – tente – case! L’humilité est pourtant nécessaire par les temps qui courent et rien ne peut être caché aux citoyens, hormis la face arrière de la lune!

Le Gouvernement fait des boutiques la pierre angulaire de sa politique économique et sociale. On ne fait pas de la politique avec les boutiques. D’ailleurs, ces boutiques profitent plus aux fournisseurs qui reçoivent des commandes en milliards – chiffre d’affaires sur un plateau d’or ou de cuivre – qu’aux clients qui ne peuvent acheter que des quantités dérisoires. Les boutiques de votre Gouvernement font, par ailleurs, une concurrence déloyale aux boutiquiers normaux. Les commerçants sont, eux aussi, une classe nombreuse et moyennement pauvre.

Si, par les boutiques et les contingentements on pouvait résoudre les problèmes, l’URSS et les autres pays de l’Est, mieux outillés que nous, n’auraient pas fait faillite. D’autres politiques, de vraies politiques, s’imposent en lieu et place des pseudo-mesures non étudiées et non contrôlées et qui ne feraient que multiplier les grands et petits scandales au lieu d’endiguer la famine.

Aux boutiquiers, les boutiques. Aux politiques, la Politique! Mais, chez nous, les rôles semblent s’inverser !

Votre Gouvernement confond promesses, quand elles ne sont pas oubliées, et Politiques. La politique suppose une conception globale et une application dynamique qui portent sur des objectifs généraux, pour arriver à des résultats globaux et concrets. Elle doit répondre à l’intérêt général, pas à un reflexe de technicien ou à un calcul politicien. Les mesures ponctuelles et circonstancielles, catégorielles, annoncées, programmées ou improvisées, se limitent à un catalogue de cadeaux pompeusement baptisée «programme du président ».

Pris en tenaille entre le discours de campagne et les exigences de la finance, on croit gérer ainsi un pays. Non!

Et si la situation changeait du tout au tout, qui va alors gouverner ce pays? Le Printemps arabe, les guerres aux frontières Est du pays et la sécheresse sont des exemples intérieurs et extérieurs de ces coups de théâtre, de ces catastrophes et inflexions que personne n’a pu imaginer lors des campagnes électorales et qui ne figurent dans aucun programme. L’avenir a plus d’imagination que nous et la politique, c’est l’art de prévoir, de prévenir, de s’adapter et de savoir prendre, à temps, les bonnes décisions, dans les moments difficiles, en concertation avec ses compatriotes, tant partisans qu’adversaires, et en s’appuyant sur les compétences avérées et honnêtes.

Tout le monde, aujourd’hui, est unanime pour dire que, derrière la réalisation des promesses non oubliées, qui sont financées par tous les contribuables mauritaniens, se cachent des intérêts particuliers commerciaux, locaux, politiques, personnels ou familiaux et que la passion pour l’argent a perverti l’action publique !

Ce Gouvernement fait de la lutte contre la gabegie et la corruption son cheval de bataille. Soit! Mais, il semble ignorer que la doctrine de bonne gouvernance telle que définie par le Système des Nations Unies et des Organisations qui veillent sur la transparence et la saine gestion publique ont hiérarchisé le phénomène de corruption en lui attribuant trois couleurs par ordre de dangerosité: Noire, Grise et Blanche.

La corruption noire est celle des Décideurs et politiques (chef d’Etat, ministres parlementaires) qui manipulent les lois et la constitution, non pour l’intérêt évident de la Nation mais pour des intérêts particuliers et personnels.

La corruption de couleur grise consiste, quant à elle, à s’appuyer, dans les partis politiques ou dans l’Administration, sur des fonctionnaires qui se déplacent entre la représentation et le travail, pour satisfaire des intérêts privés, nationaux ou étrangers ou encore les leurs et le secteur public. A vous de faire l’inventaire!!

La dernière, c’est la corruption Blanche: Bakchich, dessous de table, commissions.

A l’occasion d’une de ces messes qui s’organisent périodiquement et dont le thème était la bonne gouvernance, nous avions présenté 64 propositions pour lutter contre la corruption.

Comment s’abstenir d’adopter une telle loi et se contenter de mettre le fameux Diplômé de la prestigieuse Ecole Française Centrale, dans l’équivalent, de ce qu’on appelle en France, ‘’la Prison DE LA SANTE’’, notre prison de Dar Naim. Il est certainement le seul centralien, au monde, à croupir en prison. La place des compétences serait-elle la prison? Le gâchis des ressources humaines ne fait-il pas partie de la gabegie?

Votre Gouvernement fait de la discrimination une découverte ! Tantôt, elle est négative, une sorte d’Apartheid tribale, régionale ou raciale, tantôt elle est «positive». Or la discrimination est toujours honteuse et pitoyable quel que soit le signe sous lequel elle est déclinée. Qu’elle fût «positive», au profit des plus pauvres, n’en fait pas un principe démocratique ni républicain, et constitue un supplice moral, tant pour ceux qui la subissent que pour ceux qui en sont, soi-disant, les bénéficiaires. Nous sommes un peuple d’honneur, quoiqu’en pensent ceux d’entre nous qui sont éblouis par la matière et obnubilés par le ramassage des miettes.

Les remèdes ne sont pas, non plus, les rassemblements et meetings dans lesquels, pour charger la caméra, on applaudit les phrases les plus creuses, où l’on mesure, avec soin, les choses à dire, et les mots à éviter, pour recueillir l’approbation des détenteurs de la bourse, où l’on lance, à cette fin, les injures dans toutes les directions. Les injures ont, toujours, été l’arme des mauvaises causes, et sont, dans notre société, l’apanage des vulgaires et des incultes.

Un dialogue boiteux peut-il faire marcher une Mauritanie unijambiste?

Notre pays connaît une crise dont le contrôle peut, à tout moment, nous échapper. C’est, là, une évidence. Il peut s’en sortir, je le crois. Mais, le salut nécessite les efforts de tous. C’est une autre évidence.

Pourquoi sommes-nous incapables de regarder les choses comme elles sont et non pas comme nous voulons les voir? C’est l’élite qui doit éclairer le peuple et, aujourd’hui, l’Etat, et les entraîner grâce à un regard novateur, en apportant une vision critique et prospective.

Pourtant, pour surmonter la crise et sortir du tunnel, il faut et il suffit de s’appuyer sur deux choses :

  • l’évidence des faits, autrement dit, la réalité,
  • le consensus de tous ; relayé et formalisé, par les élites ;

Ce sont, là, les deux moteurs exclusifs de notre salut.

Nous espérions que le Dialogue national, annoncé par Mr le Président, allait faire démarrer ces deux moteurs afin de remettre la Mauritanie sur ses deux jambes

Malheureusement, par son déroulement, ce dialogue national inclusif qui a exclu la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) et le leader de l’opposition, nous a surpris. Par ses résultats, il nous a, ensuite, déçus.

L’esprit de ce dialogue «avec certains partis de l’opposition» est malsain. Certains résultats constituent une avancée sur certains aspects. Certains de ces résultats se contentent de ne rien vouloir dire. Certains autres font sourire. Certains, enfin, réussissent le prodige d’aller à l’encontre des intérêts les plus évidents de ceux pour qui ils prétendent battre la charge.

Pouvons-nous parler d’un dialogue national quand il y a exclusion, sélection et verrouillage ?

Ce dialogue est hybride. L’histoire se répète! J’ai, déjà, dit qu’on tourne en rond !

Au lieu de créer un climat apaisé et de mettre un terme à la crise, ce « débat » l’exacerbe. De la défiance entre partenaires de la démocratie, on passe à l’aversion entre les protagonistes.

Ce dialogue ressemble, plutôt, à la négociation d’un marché de gré à gré et, au mieux, à un contrat fait sur la base d’une short list.

Il pose plus de problèmes qu’il n’en résout.

Le Dialogue avec l’opposition doit se faire dans le respect de celle-ci et de la démocratie. Pourquoi, pour le mener, a-t-on besoin de procéder par amputation, par ablation, par chirurgie, par division au sein du corps de l’opposition? Ne fallait-il pas, plutôt, respecter la démocratie en respectant l’intégrité physique et morale de l’opposition ?

Un Président démocrate doit respecter l’opposition. Pour ce faire, j’ai une recette: se mettre à la place de celle-ci. Est-ce qu’il tolérerait qu’une partie de son pouvoir, à l’exclusion d’une autre, puisse mener avec l’Opposition, un dialogue national, aboutissant à un changement, constitutionnel.

Il doit, sans cesse, se dire: « Je suis le Président aujourd’hui. Mais ceux de l’opposition, ce sont mes frères qui me complètent, aujourd’hui, et qui prendront ma relève, demain. Dans une démocratie, on passe de l’opposition au Pouvoir, à l’exercice du pouvoir, et du Pouvoir à l’opposition, sauf pour ceux qui n’ont fait, dans leur vie, que profiter d’un concours de circonstances.

Le dialogue national ne doit-il pas avoir comme objectif ultime d’arriver à un consensus sur tout ou partie? Comment arriver à un consensus quelconque si, d’avance, ce dialogue n’est mené que par une parie de l’élite et des représentants du peuple?

Ce dialogue a-t-il marché sur deux jambes ou se meut-il sur une jambe et un morceau de l’autre? Ou bien cherche-ton par ce dialogue à décréter pour la Mauritanie, une nouvelle façon de marcher, sans l’intégrité de ses deux jambes?

Ce dialogue est, en réalité, un faux pas. Devant le monde, son ‘’originalité’’ ne grandit pas notre pays. Nous avons besoin d’être exemplaire et non de constituer un cas.

La Mauritanie qui a su dialoguer avec la France et obtenir son indépendance par le dialogue. La Mauritanie, qui, par la même voie, a révisé les accords avec l’ancienne métropole. La Mauritanie qui a su reconquérir le Tiris El Gharbia, par le dialogue avec de grandes puissances de l’époque; cette Mauritanie, là, ne mérite-t-elle pas plus?

La Mauritanie qui, il y a 40 ans, par la même voie de dialogue, entre le pouvoir de l’époque et son opposition clandestine, a nationalisé à 100% la MIFERMA pour lui substituer la Société Nationale industrielle et Minière qui rapporte, aujourd’hui, à l’Etat ce qu’elle lui rapporte, produit de la vente du fer ; apport à comparer avec les 3% détenus dans l’or de Taziazt + je ne sais quel pourcentage de la vente de ‘’je ne sais quoi’’ de la mine de MCM à Akjoujt, a créé sa monnaie nationale, l’Ouguiya et sa Banque Centrale, la BCM que nous évoquions plus haut. Cette Mauritanie, 35 ans après, ne mérite pas ce genre de dialogue, borné et boiteux pour lequel on veut mobiliser toute la nation et qui, en fin de compte, rapporte si peu de profit.

La Mauritanie, qui a tant rayonné par son dialogue pacifique et par l’intelligence de ses fils, n’est pas née de la dernière année, sans pluie (2011). Elle a une histoire et une Histoire avec le DIALOGUE. Son dialogue qui a 50 ans d’âge, un demi-siècle, la force de l’âge, doit normalement être mieux conçu, mieux élaboré et plus porteur que ses dialogues quand elle naissait ou quand elle n’était que jeune adolescente.

Les philosophes ont établi que, sans le passé, un présent n’est rien.

Cessons, donc, de défaire la Mauritanie.

Refaisons, ensemble, la patrie mauritanienne au lieu de la liquider. Paix sur l’âme de Moktar Ould Daddah.

[1] L’organisation de plusieurs dialogues ou tentatives de dialogue ultérieurement aura confirmé notre pronostic et justifié nos appréhensions et jugements concernant ce premier dialogue auquel nous avons convié les différentes parties.