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Réponse à un lecteur de La Tribune

Ci dessous ma réponse spontanée  à cette  question d’un lecteur : «Qu’est ce qui me pousse à dire ce que j’ai dit dans cet article
publié à la Tribune

Réponse

Je sais que je serai exposé aux critiques et au  cirque de quelques incultes hassanophones. Mais  ils auront du mal à m’agresser sans qu’ils ne dévoilent au grand jour,  leur indifférence à  l’égard des intérêts majeurs et stratégiques de la Mauritanie.

De plus, j’espère, à travers cet écrit,  que ceux qui ont été piégés par une chimère  transcription des langues nationales ( Pular), ce  qui est la première cause de leur marginalisation,  comprendront que leur salut est dans l’adoption de l’arabe et dans la défense, sans complexe et sans arrogance ou maladresse,  du français. 

J’espère, enfin, que les futurs ambassadeurs de France, chez nous,  cesseront d’être, à l’instar de leurs prédécesseurs, les  premiers ennemis, en Mauritanie, de la langue française, parce qu’ils n’ont, tout simplement,  rien compris à notre peuple et à sa véritable relation avec la France et avec  la langue française.

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Un salut, sans le complexe de colonisé, à la langue française

En patriote Mauritanien, sans complexe de colonisé, je salue la journée internationale de la langue française.

Il est vrai que, même en ce jour de la langue française, mon amour pour ma langue maternelle n’a d’égale que celui que j’ai pour ma mère, pour ma ville natale, pour ma grande famille. 

Elle est mon sang et ma sève et me protège par sa Baraka.

Son éloquence, son l’élégance et sa Baraka tirent leur source du plus beau livre, le Saint Coran, ce livre auquel aucun autre livre ne peut être comparé.

La poésie et la calligraphie sont deux grands témoins de sa beauté .

Merci à ma mère qui me l’a inoculé dans la douceur et sans aucun effort de ma part. 

Mais, en cette journée internationale de la langue française, j’ai eu cette première pensée pour la sœur par adoption de ma langue maternelle, sa voisine dans mon pays et sur mon continent africain.

Elles s’associent, s’inter fécondent, s’enrichissent et se complètent dans ma tête.

La langue arabe et la langue française dotent cet organe, en chair sans os, si fragile et si mou de deux armes redoutables, à double tranchants, il peut faire autant le bien que le mal.

Grâce à l’arabe et au français, ma langue et moi avons des capacités de jouissance, de nuisance ou de bienfaisance doublées.

J’aime l’arabe et j’en suis fier.

Je suis fier du français et je l’aime.

En effet, je n’ai pas vécu sous la colonisation, mais j’ai reçu en héritage le français que Mr Le Noble, un français directeur de l’école de Tidjikja, connu pour sa gentillesse et sa générosité, a laissé derrière lui en même temps que la nostalgie de ses élèves.

Il était l’ami de mon grand père qui enseignait l’arabe dans la même école. 

Mon grand père, l’Erudit Mohamed Ould L’imam Ould Abdel Kader, détenteur sans conteste, du Savoir du jurisconsulte n° 1 de son époque, dans le monde arabe, Sidi Abdullah ould Haj Brahim, était calligraphe en français et le parlait, son amitié avec son collègue Lenoble oblige.

Paix à son âme, pour l’ouverture d’esprit et d’âme à laquelle il m’avait préparé. Un ami français et un chef spirituel sénégalais, Cheikh Baye NIASS, cela immunise le garçon que j’étais contre le chauvinisme protectionniste.

Revenons à l’actualité du jour. 

Le français, disais-je, j’en suis fier, parce que je l’ai acquis par mon effort propre, il constitue une de mes valeurs ajoutées, donc une richesse. 

J’en suis fier, parce qu’il est la preuve que j’ai une capacité d’acquisition.

Plus, que j’ai une capacité de conquête, y compris la capacité, fut elle minime, de conquérir une  »parcelle » de l’esprit des cœurs et même du territoire de mon ancienne puissance coloniale et de son peuple. 

Fier d’avoir réussi, à Lyon, à alphabétiser, en français, de vieux doctorants égyptiens, moyennant le paiement de l’équivalent de la bourse d’un étudiant mauritanien.

On sait combien les Egyptiens adorent connaître et parler le français, même sans le connaitre. Ils sont prêts à vous échanger deux mots français qu’ils pourraient utiliser dans une réunion mondaine, contre 50 dollars .

Le paradoxe est que notre nationalisme arabe chauvin et hostile au français nous vient de cette Egypte qui ne rêve que d’une francophonie qui lui est inaccessible.

Je suis fier du français, parce qu’il me permet de parcourir une grande partie de l’Afrique et d’échanger avec mes frères et mes sœurs sans avoir besoin du service d’un intrus pour me traduire.

Je suis fier de mon français, parce que je dispose d’une langue de de secours dans les situations où la communication avec mes frères du Maghreb s’enlise à cause de la diversité des sens et des charges portés par les mots dérivés de l’arabe ou du berbère ! 

Je suis fier du français, que sous le froid des villes du Québec, je suis arrivé à profiter de la chaleur des Québécois et je suis arrivé à décoder un français qui sortait péniblement de leurs nez glacés.

Je suis fier de pouvoir rêver de voyager, tout seul, et de visiter des îles ensoleillées à l’autre bout du monde. 

Le français m’a permis de vivre au milieu d’un peuple cultivé, intelligent, humain, généreux, sensible et solidaire des grandes et justes causes de l’humanité, le peuple français.

Heureux d’avoir pu lier amitiés avec des hommes et des femmes qui n’ont jamais blessé mon amour propre d’ancien colonisé ou de personne venant de pays sous- développé ou pauvre. 

Heureux de connaître la langue du pays du Franc, parce qu’il m’a permis de faire des études supérieures, trahi lâchement, poignardé dans le dos par les Gouverneurs de la BCM et les gestionnaires de l’Ouguiya que j’ai pourtant servi de toutes mes forces et dont j’étais le Major de toutes les sessions de formation

La France du Ministère de la coopération et de Mme Adan m’a permis en effet, de poursuivre mes études bancaires à Paris auxquelles j’ai été inscrit par le Juste Juriste Mohamed ould Moctar, honorant, par ce geste une dette du bon payeur Ahmed ould Daddah 

Des décennies plus tard, j’avoue que j’ai honte pour la BCM.

La chasse de la bonne monnaie par la mauvaise la chasse des hommes de ma trempe explique l’infestation aujourd’hui des caisses de la BCM de millions de fausses monnaies en plus de l’existence des points d’interrogation sur ses comptes et leur historique.

Heureux de connaître la langue de la France et reconnaissant au pays de cette langue qui m’a accueilli lorsque le pays de la langue maternelle m’avait révoqué et expulsé de mon domicile conventionné par l’entreprise publique dont j’étais le DAF, parce que, tout simplement, j’ai refusé corruption et détournement de deniers publics.

Fier du français et de France qui a sorti de la sinistre prison de Oualata Moktar Ould Daddah, le père biologique, culturel et politique de l’État mauritanien et qui l’aura accueilli des décennies durant dans la plus belle ville de France, Nice.

J’aime le français et la France, parce que j’aime la Mauritanie.

J’aime le français et la France, en cela je suis un grand patriote mauritanien.

J’aime la France et le français parce que je suis un homme qui est capable d’éprouver de nobles sentiments humains, la reconnaissance en premier. 

J’aime le français et la France des Jaguar qui a sauvé la SNIM, malgré la nationalisation de la MIFERMA à capitaux français et de l’Ouguiya en dépit de notre sortie de la zone Franc, des attaques mortelles du Polisario, soutenu par l’Algérie.

Permettez-moi, enfin, en cette journée de la langue française, d’avoir une pensée pour les nombreuses familles qui m’ont accueilli dans la joie et l’hospitalité les plus humaines et dont je citerai, à titre d’exemple, les Henri Dulac de Langon qui m’avaient gavé de foie gras de canard pendant des vacances de Noël.

Une pensée à tous mes amis et partenaires qui ont le français comme langue maternelle.

Leur liste est longue, je citerai le cas de Didier Gabriel Sabatier qui a renoncé au profit de mon cabinet FAAR à une facture de 107 500 $ en récompense de mon combat de 7 ans pour son recouvrement et de ma victoire contre les postulants têtus aux pots de vin.

A Mr Bondaz qui m’a aidé à éditer mes deux livres au Maroc et à survivre à la privation décennale imposée par le liquidateur de notre pays et affameur de notre peuple, lequel est venu au pouvoir avec le soutien entre autre Chefs d’État (Kadhafi, Wade…) de Sarkozy 

Qui s’assemblent se ressemblent dans leur parcours et dans leur destin, (procès Sarkozy dossier corruption en cours de son protégé) 

Dans un élan d’ingratitude auquel il a habitué tout le monde, cet ami de Sarkozy récuse et dénigre la langue française dans sa dernière minable conférence de presse pour plaire à des incultes ne maîtrisant ni français ni arabe. 

Il aura ainsi rendu la monnaie à la France et au français du Sénégal, contribuant à une laide et fanatique campagne anti-française et contre le français, en l’occurrence au parlement et ailleurs, par ceux qui étaient absents cet historique et salutaire combat anti Polisario et Algérie qui avait permis à la Mauritanie de continuer à exister.

Chers mauritaniens, réhabilitons :

  • l’ouverture, au lieu du repli sur soi 
  • nos nobles valeurs, d’hospitalité et de reconnaissance, au lieu des tendances chauvines et de la propension à l’ingratitude.

Le rejet d’une langue étrangère est la preuve d’un complexe d’infériorité, d’un manque de confiance en soi et dans sa langue maternelle.

Le français est une belle richesse.

L’arabe est protégé par tous les mauritaniens, par le Coran et par Allah.

Mohamed ould Mohamed El Hacen 
Diplômé de l’Université Paris IX Dauphine 
Institut 2IRES 
Le 20 Mars 20210

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A la très haute attention de Messieurs

  • Les Chefs d’États des pays de la région du Sahel,
  • de Monsieur Macron, Président de la République Française
  • et de Messieurs les Secrétaires Généraux de l’Union Africaine et de l’organisation des Nations Unies
  • Sous couvert de Son Excellence Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie.  

Excellences ,

Devant la précipitation des événements au Tchad et, partant, dans toute la région sahélienne, il m’a paru du plus grand intérêt de décliner à la très haute attention de Vos Excellences une proposition de notre Think tank et de notre cabinet visant à faire barrage à l’écroulement du système sécuritaire de stabilisation de cet État et de l’ensemble de notre région, le Tchad représentant, en effet, une pièce maîtresse dans tout processus de sécurisation fiable et durable. 

La suspension par Mr Idriss Debi de sa campagne électorale qui constitue, de mon point de vue, un pas providentiel me permet, d’emblée, de vous soumettre très respectueusement cette ébauche de feuille de route qui, affinée sur vos hautes instructions, pourrait opportunément être présentée, d’abord, à Mr Idriss Debi puis à son opposition, et ce dans le cadre de d’une stratégie et d’approches tactiques adéquates et, dans un premier temps, discrètes et, naturellement renforcée par toutes les mesures d’accompagnement éventuellement nécessaires. Cette démarche semble d’autant plus urgente que les menaces se multiplient et revêtent désormais une acuité particulièrement inquiétante.

Les derniers troubles enregistrés au Sénégal, un Etat pourtant réputé stable et démocratique constituent, à cet égard, une alerte particulièrement inquiétante et soulignent l’urgence qu’il y’a à agir avant que la dérive ne devienne irréversible.

Proposition de Feuille de route 

Préambule 

1- Je voudrais plaider pour une  » trouvaille  »fraîchement sortie » de notre laboratoire d’idées 2ires , que nous appellerons  »STRATÉGIE PRÉVENTIVE ».

Dans la région, on s’est, jusqu’ici, uniquement appuyé sur des stratégies offensives, défensives ou d’accompagnement.

Mais, dans nos différentes approches, la prévention n’a souvent pas eu la place qu’elle mérite et n’a, par conséquent, pas pu jouer le rôle prospectif essentiel qu’elle aurait dû jouer dans toute recherche effective et pertinente de solution.

Or le souci de prévention est primordial dans la mesure où il permet, seul, d’éviter des gâchis et des pertes énormes pour nos pays, pour notre région, pour notre continent africain, voire pour le monde dans son ensemble.

2- Je voudrais également démontrer que ni les modalités de mise en œuvre de la démocratie classique ni celles de la démocratie électorale ne sont efficients ou adéquats pour endiguer l’inquiétante dérive où risque de sombrer le Tchad et, par ricochet, nombre d’autres Etats sahéliens. 

3- Dans le cas d’espèce, je voudrais, enfin, plaider pour un dialogue discret, voire secret et, surtout, inclusif entre Idriss Debi et son opposition. Ce dialogue sera parrainé par une équipe composée d’émissaires plénipotentiaires et compétents du G5 Sahel, de la France, de l’UA et de l’ONU.

Il faut agir au plus vite et, en dépit de la préoccupante situation pandémique que connaît, aujourd’hui, la France, s’efforcer, sans délai, de prendre les initiatives appropriées et de mettre en œuvre les mesures nécessaires en vue d’endiguer une glissade incontrôlable et éminemment destructrice.  

Je saisis, du reste, l’occasion pour adresser mes ferventes prières de musulman au Tout Miséricordieux pour qu’Il épargne le Grand et généreux peuple de France et l’entoure de Son infaillible protection. 

Quant aux Tchadiens, il est impérieux, comme disait Napoléon parlant des Français, de  »les sauver malgré eux »! Le Sahel a besoin d’un Tchad debout qui puisse maîtriser l’intégralité de son potentiel et jouer le rôle qui lui échoit dans l’incontournable processus d’instauration de la paix et de la concorde générales.  

Le dialogue entre Debi et ses opposants devrait aboutir à la signature entre les candidats d’un accord au terme duquel:

A- tous les candidats s’engagent à accepter les résultats et à féliciter le vainqueur à l’issue du scrutin,

B -le Président élu s’engage à associer ses principaux challengers dans le nouveau gouvernement et à ouvrir l’administration publique aux cadres et techniciens issus de l’opposition.

Une telle démocratie inclusive ou participative ne pourra que séduire tout le monde et permettre, dans le bon sens et pour la bonne cause, prendre tous les protagonistes de court.

Les dirigeants des partis africains, les Tchadiens en premiers, les peuples, eux- mêmes ne sauraient tolérer plus longtemps le déni et la marginalité .

Ils ont une si grande soif de pouvoir et de participation réelle qu’ils ne pourront, désormais, se contenter de quelques misérables verres dans un Sahel qui, à la faveur d’une détérioration climatique continue, est irrémédiablement voué à subir des températures de plus en plus élevées.

Aussi faudra- t- il:

– lancer, parallèlement aux négociations et le temps de les faire aboutir, une campagne médiatique conduite par des émissaires sahéliens, africains onusiens, etc.   

Cette campagne visera à calmer les esprits et à mettra l’accent sur l’impératif d’unité des Tchadiens.

Ces derniers sont, en effet, de fameux guerriers et peuvent constituer un important rempart contre le terrorisme. Ils sont entourés d’Etats faillis (Libye, Soudan Centrafrique).Il faut, en conséquence, faire un réel effort d’imagination et faire preuve de sérieux et d’originalité.

La France,  »sauveur » et éternel  »bouc émissaire » doit beaucoup aider dans cette démarche.

Nous finirons alors par la découvrir et lui saurons, en définitive, fort reconnaissants 

Dans le cadre de cette stratégie préventive, un sommet extraordinaire du G5 Sahel élargi à l’UA, à l’ONU et à la France se tiendra par Visio conférence et pourra décider, dans le cadre de la démocratie préventive, de mettre en œuvre une démocratie inclusive issue d’un dialogue inclusif.   

C – Une force sahélienne et afro- onusienne sera déployée au Tchad pour éviter, en accord et par solidarité avec ce pays, toute émeute et tout affrontement entre tchadiens et prévenir tout débordement post-électoral.

Une campagne de communication, tant au Tchad qu’à l’étranger, sera menée tambours battant, aura pour thèmes :

  • Plus jamais de victimes,
  • Plus de morts sahélo- africains avant, pendant les campagnes électorales ou à l’issue des élections.
  • Tous contre le terrorisme qui nous tue aveuglément. 
  • Tuons le terrorisme au lieu de nous entretuer. 
  • Pour un dialogue inclusif qui aboutit à une démocratie inclusive avec un gouvernement et une administration inclusifs.

Conclusions: 

Quoique l’approche préconisée soit nouvelle et revête une originalité que d’aucuns pourraient sans doute trouver quelque peu présomptueuse, elle nous semble, pour l’essentiel, correspondre aux problématiques sécuritaires réelles actuellement posées et constituer, partant, une approche concrète susceptible d’apporter des réponses pertinentes à des situations qu’il serait suicidaire de laisser pourrir alors qu’aucune des solutions habituellement proposées n’a semblé apte à les résoudre.

Dans ces conditions, n’est- il pas justifié et légitime de les aborder autrement et de les envisager en dehors des chemins battus et des formulations par trop classiques.

Mohamed Ould Mohamed El Hacen 
Diplômé de l’Université Paris IX Dauphine
et du CNAM, Paris 
Président de l’Institut 2ires
www.2ires.org
Tél +222 34729833