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Cessez de faire fausse route et suivez mon exemple!

Droit de réponse

Quelques informations à  l’attention des  4.236 honorables personnes qui ont lu mon dernier mot sur CRIDEM. 

Depuis une décennie et 5 années, moi, PR d’université et Consultant international, Mohamed Ould Mohamed EL hacen,  je  n’ai cessé de publier des articles politiques ou économiques dans les lesquels j’exprimais  mes opinions, analyses  et propositions et ce  dans l’intérêt  exclusif de mon  pays.

Tous mes articles ont été publiés sur le site cridem. Jamais, ils n’ont été l’objet de commentaires négatifs ; jamais, ma personne n’a été critiquée, attaquée ou injuriée. Mes idées et mes articles ont été systématiquement  accueillis  par des compliments et des encouragements.  Consultez, dans  les archives de cridem, mon article « Appel d’un PR à ses Etudiants de l’université de Nouakchott », article qui a permis d’éviter le pire  et l’irréparable et voir  les commentaires et la note attribuée par un autre, le  Pr Bathily.  J’en parlerai plus loin.

J’ai édité, en Arabe et Français,   au Maroc  où j’ai séjourné  8 mois,  et en Tunisie (au cours d’un séjour de 2  mois) et à mes propres frais  mes ouvrages suivants:

  • Démocratie inclusive et bonne gouvernanceAnalyses, prospectives, prédictions et propositions  – Production d’une pensée positive permanente-
  • La Monnaie : Une production à faible coût et un actif pas comme les autres  – Idées et Propositions pour mon Pays. 

J’ai cosigné avec l’Eminent chercheur et écrivain, l’Ancien Ministre Isselmou Ould ABDEL KADER  l’ouvrage : «  La Mauritanie maintenant ou jamais» que j’ai  édité également, en Tunisie, à mes propres frais.

J’ai cosigné avec l’Erudit et génial Journaliste écrivain  et chercheur Brahim Ould ABDALLAHI les ouvrages en Arabe et en Français ci-après :

-«  Irhal 1 »

 -« Irhal  2 »  

Comment l’Afrique peut-elle sortir de l’impasse, la voie de voie de la démocratisation », ouvrages que nous édités à nos frais à Nouakchott

Avant  cela, j’avais  édité, enTunisie ,  à mes frais personnels et exclusifs,  « les Principes fondateurs de l’organisation patronale»  ,  ONPM,  dont les initiateurs se fixaient , entre autres objectifs, de faire émerger et encadrer une classe d’hommes d’affaires issus  de toutes les régions et de toutes les communautés nationales.  

Je projette d’écrire un ouvrage dont le titre pourrait être:« Les  calvaires  d’une décennie et l’espoir suscité par Ghazouani ».

Jusqu’à  présent, je me sers d’une main pour écrire. Aussi, mes deux mains ne sont-elles  jamais rencontrées pour applaudir ni pour agresser. 

J’ai reçu de la part de  mon peuple et de ses élites reconnaissance et gratitude  qui n’ont  engendré en moi ni présomption ni vanité. Je  trouvais mes travaux  modestes et insuffisants, malgré ce qu’ils m’ont coûté personnellement comme sacrifices, abstinence et vexations durant les longues  décennies peu glorieuses et, parfois,  ténébreuses.   Ces efforts cérébraux, physiques  et financiers sont naturels. Cette terre qui m’a vu naître et sous le sol de laquelle  dorment mes ancêtres les mérite grandement.

Il y a quelques jours, j’ai publié sur CRIDEM  un mot adressé au Député Biram. Ce mot  a suscité une avalanche  glacée d’injures, de diatribes, de critiques adressées à ma personne, à ma race à ma personnalité, à mes intentions, à mon niveau en communication et à mes capacités en général….

Ces avalanches proviennent de personnes connues ou anonymes, en majorité de mes frères Pular, résidents au Canada ou en France. Sans doute des jeunes.  

C’est, pour dire vrai, une première pour moi,  dans toute  ma vie. J’ai toujours été, de la part des autres, de tous ceux qui me connaissent ou qui m’ont lu ou entendu sur les radios ou regardé à la télévision, épargné de tout cela, même au cours de  l’ère de la libération de la parole, d’ une parole négative,  sans frein, ni nuances, orchestrée par Aziz  et Biram.

J’ai pris connaissance de ces phrases dont la forme, m’a distrait du  contenu.. Je crois que je m’étonnerais toujours du fait que, malgré mon hypersensibilité, mon sens de l’honneur, j’ai lu et relu  avec délectation ces commentaires. Les seules raisons à cette tolérance, elle aussi une première dans ma vie, que, grâce à un travail soutenu d’introspection, j’ai pu identifier, sont les suivantes :

  1. « Les commentaires ne  me sont pas adressés »;je me le répétais dans mon for intérieur,   Leurs auteurs ne me connaissent pas; ils font erreur sur la personne. 
  2. Ces commentaires sont parsemés de mots grossiers qui m’inspirent pitié et clémence pour ceux qui les débitent et je n’ai pas dans ma culture le vocabulaire adéquat  pour leur répondre.   
  3. Il s’agit d’ accusations et d’affirmations  gratuites, trop vagues, générales et longtemps répétées et entendues .Elles sont de ce fait,  galvaudées, ce qui atténue singulièrement de leur effet. 
  4. Elles transpirent, parfois,  la colère   qui a longtemps  habité  les victimes d’injustices  réelles ou imaginaires,  que j’ai toujours, respectées  et défendues.
  5. Les sentiments de fraternité peuvent avoir dominé ma belle et noble âme et  les avoir adoucies. Ce n’est point  de la vanité : j’ai toujours pensé que mon Ame est  un organe greffé par ALLAH, quelque part en moi. Cette greffe est à inscrire au   crédit d’ALLAH, Dieu merci,  et de mon Père,  Paix à son âme.

En revanche, je considère qu’il est de mon devoir de livrer et de publier sur Cridem, et ce sans mentir, même  par omission,  le témoignage de quelques unes  de mes traces dans la vie et quelques exemples  de mes relations avec mes fiers frères Pulars.

 D’abord, parce que je suis franc et direct, ensuite, parce que ALLAH a dit dans le saint Coran « Nous fûmes de vous des peuplades et des tribus afin que entre-connaissiez » 

Je  considère, chers frères et chers lecteurs,  que sur cette vie éphémère, il ne faut laisser que de bonnes traces. 

Je considère aussi que nous devons competir  dans le but d’illustrer  « Ayoukoum Ahssanou Amelen »,en accomplissant Amal  Alkhayr », l’œuvre de bien..« Nous avons crée la mort et la vie afin de vous mettre à l’épreuve  et voir qui, parmi vous, aura accompli les œuvres les meilleures. »Dit Le saint Coran. 

J’ai tout dit sur ma vision du monde, de la vie et de ma modeste personne de laquelle je n’aimais guère  parler et dont je n’apprécie pas  qu’on  en  public, afin d’éviter  de me mettre au devant de la scène.

J’espère que la décennie qui commence sera  celle de l’ouverture, de la transparence, des éclairages, du dialogue pacifique  et de lumière après tant de quiproquos, de confusion, d’égoïsmes,  d’imposture et d’égarement de la boussole patriotique.

Ces commentaires m’en donnent l’occasion. Mon honneur et mon désir de me présenter pour me  faire connaître aux 6.000 personnes, et plus, qui les ont lus  stimulent éminemment mon envie de me livrer à eux. 

Commençons par ce qui a marqué mon enfance.

Enfant, je voyais revenir, de Dakar,   mon père  qui y effectuait, chaque année,  la ziyara  du  mausolée de Son Chef spirituel, Cheikh Tourad  Ould ABASS et qui avait comme bagages  une « Tassufra »  et des  sacs  qui pesaient  lourd  et gênaient la marche  de la caravane de 3 chameaux ; la « tasouffra » était, à chaque arrivée, pleine de cadeaux :  habits , boubous, chemises,, biscuits, bombons etc… et les sacs contenaient  les provisions de l’année pour notre famille.

La provenance de ces dons  d’Allah n’était pas la prospère métropole Dakar, mais la  ville mauritanienne  de Boghé. 

Je   sautais, chaque fois, de joie  en portant mes premiers habits  et en goûtant les premiers bonbons et biscuits et  mon père, heureux devant ce spectacle,  ne cessait de me répéter, la voix pleine d’affection et de reconnaissance, c’est mon ami Abderrahmane  SAKHO qui t’a envoyé ces cadeaux. 

Mes premiers souvenirs de cadeaux sont associés à ce nom SAKHO 

Arrivé à Tidjikdja du  village-oasis  de Edderoum pour continuer ma scolarité primaire, je reçus ma double formation coranique et moderne  chez mon Grand père et Maître Mohamed ould Limam ould Abdel Kader,  Professeur  émérite incontesté  de l’Université DAIRA de son aïeul maternel Sidi Abdullah ould El hadj Brahim.

Ma grand mère Mint Wehbim  mint EL Hadrami ,tijania comme tous les autres membres de la famille tijikjoise, était  trésorière de l’association des femme Tijani de Tjikja qui transféraient  chaque année les dons,  produits  de la collecte des sommes faramineuses, en CFA, au profit du très Grand Africain de Koalakh  Cheikh Baye NIASS. 

C’est à TIJIKJA, en classe de CE2,  que j’assistai dans sa « BATHA », pour la première fois, dans ma vie de gamin, à un meeting/conférence animé par Cheikh  Baye  NIASS, un Soleil qu’écoutait religieusement ‘’sa troupe’’ d érudits et de fidèles dirigés par mon grand père et maître Mohamed ould Limam OULD ABDEL KADER, une Lune  entourée  mille et une étoiles, les fidèles,les « TELAMID ».

Admis à l’entrée en 6eme, le destin  a voulu que j’atterrisse au Lycée National, où je passai , en dehors de mes heures de cours que je boudai trop souvent,  mon temps entre d’un côté de la ville, face à la maison de l’actuelle «  maison de la culture »,  le maison de mon père Tourad Ould Abdel Kader dont le domicile, sans porte, était un hôtel dans la petite bourgade de Nouakchott pour des hommes qui n’avaient de couleur et d’ethnie que la fraternité Tijania et ,d’un autre côté de la ville,   la villa de mon oncle  Hadrami Ould KHATTRY  à la Médina L , le Tevragh Zeina de l’époque, qui recevait quasi quotidiennement, le majestueux et élégant Roi  Ba Mamadou Samba Boly .

Mon  ami  et nerveux compagnon Mini était toujours candidat pour leur préparer le thé, mais il  lui arrivait de balancer  le fourneau, plein de braises,  en direction du visage de notre troisième compagnon, le provocateur Salem , sans que la scène ne troublât la sérénité de deux anciens Ministres de Moktar imperturbables et sans  autre attention  que pour les grandes questions nationales ou d’actualité sur lesquelles, ils échangeaient leurs opinions.

Jeté du fonds des siècles dans ce monde moderne fait d’Etat, de Nation ‘’non identifiés’’, à l’instar des OVNI  et non immunisés contre les virus étrangers à notre société et à notre culture, comme tous les jeunes mauritaniens de l’époque  qui embrassaient  toutes les idéologies et théories au premier contact, je participai aux grèves dirigées par Correra Moussa et un Soninké dont le nom m’échappe ( fonctionnaire à la TVM jusqu’à une date récente – )

Renvoyé définitivement 3  fois et pardonné 3 fois – Messieurs Mohameden ould Babah Sey Cheikh Oumar Tidjan  n’étaient, pour nous  tous lycéens, que des pères  cléments et attentionnés.

Je finis dans les rangs du MND et adeptes des  théories staliniennes sur la question nationale.

Animé de bonnes intentions et croyant à nos causes, nous affrontions, dans le respect et la  fraternité, d’autres jeunes  qui venaient d’autre horizons et auxquels on avait  inoculé d’autres  virus ou anti virus, selon eux. 

Nos aînés nous appelaient,  non sans avoir une part de raison, « les égarés».

En effet, on se cherchait!

Avec le recul, je peux leur donner raison sur un point : l’acronyme MND Mouvement National Démocratique n’était, en réalité,  que ce celui de ‘’Maures et Noirs Débutants MND’’. 

Plus tard, il m’était, eu égard à ces expériences, facile de comprendre et de chanter les beaux mots (encore des mots, mais pas  à Biram, cette fois ci)  du  poète français Mon Petit: « Et l’enfant qui naîtra aura la couleur de l’amour…. » 

Des exemples sur mon parcours vont prouver que vous avez fait fausse route 

Notre pays a connu, très tôt, des  épreuves et d’importantes secousses. En 1966, nous avions 6ans, en 68, nous avions 8 ans, en 1971 : la sécheresse, nous avions 11ans. Nous avons fait  la guerre à l’âge de 15ans, avant même d’être majeurs. Et à l’âge de la majorité légale, 18 ans, le complexe d’Oedipe s’est emparé   de nous et c’est l’éviction du père de la Nation et  son fondateur Moktar OULD DADDAH, suivie de la rafale  de coups d’état militaires étalés  sur presque un demi-siècle.

Durant  toute cette période de notre histoire, nous croyions être mûrs  et nous pensions  mener des actions politiques réfléchies et efficaces, au service l’intérêt général.

De mon point de vue, l’infantilisme  caractérisait nos esprits et nos actions. 

Sous Moktar Ould Daddah, nous étions des enfants gâtés au sens propre et au sens psychologique décrit par ADLER dans son livre : «  L’enfant gâté. » 

Après son départ, l’enfant difficile succéda, en nous, à l’enfant gâté,  au sens propre et toujours au sens psychologique, défini par le même psychologue, ADLER.

La boussole en possession des Maures et Noires Débutants( MND),   « Made in China », n’indiquait pas le Nord mauritanien; nos adversaires, plus romantiques que nous, s’orientaient grâce à  l’astronomie  et  aux étoiles. 

Mais,  à partir de  l’intégration de certains militants de tous les courants politiques contestataires, dans le Parti du Peuple Mauritanien-PPM-  et surtout depuis le changement de la donne politique et institutionnelle  avec les premiers coups d’état militaires,  la boussole n’indiquait plus aucun Nord et les nuages cachaient ciel et étoiles.

Les conséquences de cet événement ne sont pas appréciées à leur juste poids. Ils ont, pourtant, été importants !  

Des sectarismes, des opportunismes de toutes sortes sont alors apparus. Ils sont sortis des flancs de l’universalisme patriotique. 

Dans ce contexte, je quittai la politique  pour soutenir la monnaie nationale en travaillant à la

Banque Centrale de Mauritanie ,avant d’aller faire des études à l’Institut du Fonds Monétaire International -FMI- puis dans les Universités françaises. Je ne m’intéressai plus à la politique sauf lorsque des crises menacent mon pays dans son existence.

A Rouen et dans d’autres villes de France, nous entendions dire que certains de nos compatriotes menaient une ‘’gauche’’ campagne, aux conséquences dangereuses,  dans les milieux de la Diaspora africaine et en direction de certains milieux  français de gauche, sur la démographie mauritanienne, sur ces populations et sur des statistiques administratives ou gouvernementales.

Il m’arrivait d’échanger fraternellement sur la situation du pays, mais rarement, avec Feu MORTODO  et DEM (dont j’ai perdu les traces  que j’aimerais  retrouver..) sans pouvoir aplanir nos divergences. 

 Mais l’affrontement n’eut lieu qu’un jour de  Mars 1981, dans une salle de l’Université de Nanterre où nous  étions conviés à une assemblée d’étudiants mauritaniens,  pour débattre sur un ordre du jour, dans lequel figurait une motion de soutien au sort réservé aux auteurs du coup d’état du 16 Mars 1981.

Je me rappelle avoir crié, haut et fort, contre l’inscription de ce point à l’ordre du jour, en accusant certains parmi mes  frères,  en majorité originaires de la Vallée et du Nord du pays  « de vouloir  faire une alliance contre nature, d’être  entrain de réveiller les démons et que le réveil des démons sera brutal .»

On pouvait m’accuser, ce jour de deuil, pour moi, et pour la Mauritanie multi- ethnique et multiraciale, d’avoir proliféré des propos aux teints sectaires. C’était une première, mais aussi  une dernières dans mon humble vie. Le point indécent retiré de l’ordre du jour de cette assemblée d’étudiants à Nanterre, l’incident fut colos. 

Aujourd’hui,  ces critiques et  injures  dans le monde virtuel,  m’ont contraint à me rappeler ce que j’avais oublié  en partie, ce que j’ai rarement dit et que je n’ai jamais écrit : mes traces dans ma relation avec un Elément de l’Ensemble mauritanien. Je ne les retracerai pas dans un ordre chronologique, ne les ayant jamais archivées ni comptabilisées.  

Les  événements de 1989 et les soubresauts déplorables qui les ont suivis 

Je ne parlerai pas du contexte ni des causes, ni des conséquences. C’est un autre débat.

Je soulignerai, toutefois, une cause indirecte qui, à ma connaissance, a échappé à tout le monde : les ajustements structurels des années 90 de la Banque Mondiale qui avaient bloqué les recrutements à la Fonction publique  dans un contexte où les diplômés de l’enseignement supérieurs devenaient de plus en plus nombreux.

Cette politique  a contracté l’offre d’emplois  face à une demande grandissante .

Résultat : gonflement des rangs des diplômés chômeurs et forte concurrence sur les nominations et les postes.

Rappelez-vous de la suite. Je ne  fais ni procès ni n’émets aucun jugement. Les responsabilités ne peuvent être que partagées ! Chacun doit faire son bilan en essayant d’être objectif, honnête et tolérant, avec le recul de 30 ans.  

Mes actions et mes traces 

Faites le compte 

  1. Lors du déplorable et malheureux contentieux mauritano- sénégalais, savez-vous qui avait préconisé, que l’armée mauritanienne et l’armée sénégalaise devraient  être  positionnées à une distance que la portée de leurs armées respectives ne pourraient pas atteindre ?

 Demandez aux pays membres du Conseil de sécurité, sauf la Chine ! C’est moi, Mohamed ould MOHAMED EL HACEN , je n’étais pas encore Professeur ni consultant . J’étais un DAF  révoqué d’une  société d’économie mixte,  parce que j’ai refusé d’être complice de détournements  de deniers publics.

Inspiré par ce que dit Lamartine, dans son poème» sur le Prophète Mohamed,, «  Jamais  Homme  sur  Terre »,  j’ai toujours cru  aux  idées fortes qui tombent au bon moment, à la force de la conviction,  à mon pays qui a les partenaires qu’il mérite  et que chaque homme doit  être  son  Pays dans des moments de crise. 

Je n’ai aucun complexe, même pas le complexe d’ancien colonisé par la France. Je considère, aujourd’hui, que le nouveau colonisateur est notre amie, la CHINE boulimique,  qui veut avaler, sans méchanceté,  toute l’Afrique, en corrompant ses dirigeants, en nous vendant de la pacotille et en nous sur endettant. Puis viendra le peuplement, avec ou sans métissage.  Ils sont déjà des centaines de milliers en Guinée Conakry . Demandez aux eaux poissonneuses de votre pays qui ne vous donnent plus de quoi faire votre « Thieboudienne »,riz au poisson, et aux recettes budgétaires de votre Etat  .Nos colonisateurs d’hier sont devenus nos meilleurs alliés aujourd’hui, les européens, les français. A nous de dialoguer et de nous accrocher à  nos intérêts. Le seul pays au monde qui n’est pas ‘’enchaîné’’ par des intérêts, dans ses relations avec nous, et qui ne veut que nous voir nous entretuer, c’est l’Etat d’Israël. Ne soyons pas myopes ? Ne regardons pas l’évolution du monde à travers le rétroviseur de l’histoire récente. Soyons perspicaces  et prospectifs. 

  • Savez-vous qui avait suggéré l’idée de l’intervention à la TVM des députés des régions de la notre Vallée, pour arrêter, l’hémorragie humaine,  lorsque les exodes, volontaires ou forcés, ont atteint leur point culminant ? Et ce fut l’initiative de l’Association des  Maires mauritaniens  et les interviews des maires sur TVM ? Camara Saidou Boubou, (premier consultant dans mon Cabinet FAAR) le premier à paraître sur les écrans  de la TV mauritanienne .Résultat : le commencement de l’arrêt des abus. C’est   Moi!
  • Savez-vous qui a suggéré que « le Secrétariat chargé du contentieux avec le Sénégal » soit un mort né, pour ne pas éterniser le conflit et l’incruster dans l’appareil de l’Etat. Et on n’en aura parlé qu’une fois à la Radio Mauritanie. C’est encore Moi ! 
  • Qui a introduit l’idée de la finance et du crédit comme arme d’insertion et de réinsertion des rapatriés et expulsés ? C’est le diplômé  de l’université Dauphine !
  • Qui prenait tous les jours pendant cette  année 89  son petit déjeuner avec Ba Samba Boly, dit Petit Samba( malgré sa grandeur) qui vivait sa cure mystique et ce, par solidarité avec son épouse sénégalaise, susceptible  d’expulsion, au point que  le couple reconnaissant   donna  mon prénom à leur premier enfant.
  • Dans quel troupeau de chameaux  et de vaches, pour rester chez ma chère  famille Samba BOLY, le Roi Mamoudou prélevait des unités à sa guise ? Mon troupeau est le sien  , quand il avait de grandes occasions ou des hôtes ? 
  • Qui a pris l’initiative à Tufundé CIVE, à l’insu de tous,  de livrer, dans sa  Toyota Pick Up,  un chameau,  d’un troupeau qui s’abreuvait  à Boutilimitt  au village Samba Boly , pas loin de Maghama, distants de 500km,  lorsque le cortège de l’Homme politique et  Ministre français Michel Sapin, en visite chez eux, dans le cadre d’un jumelage , passait ,  sur sa route,  à côté de ma mission d’audit  de l’Union des coopératives de Tufundé  Civé? Les hôtes français ont  alors clamé :« c’est tout ce qui pouvait manquer ». Demandez à Mr Michel SAPIN , homme organisé , il doit avoir la photo de tous et du chameau dans ma voiture .Complémentarité entre agriculteurs et éleveurs et dans l’hospitalité  la civilisation mauritanienne ! 
  • A qui avait donné raison le Roi Mamoudou SAMBOLY –Paix à son homme- à sa réponse- conseil : « vous devez vous positionner dans le parti où il y a le plus de maures et défendre vos idées » ? L’honneur était pour moi quand l acquiesça, en retenant  mon idée !

Réconciliation et journées de concertation, Sidi Ould Cheikh ABDALLAHI  

10-Savez vous que ces journées auraient pu ne démarrer  n’eussent  été mes forts de persuasion et mon intervention ‘’musclée’’  avant leur ouverture au Palais des congrès? 

En effet, la délégation des Réfugiés de  1989, venant de  Dakar s’était retirée après avoir protesté bruyamment dans la grande  salle à l’étage du palais des congrès, pleine à craquer de personnes assises,  soudées à leur fauteuil. 

Sur une chaise, juste  à ma gauche, se trouvait le Chef d’un  parti ethno-politique , Mr  SARR Ibrahima.

Devant cette scène qui aurait pu tout compromettre,  j’ai été  le Seul participant/3000  à me lever et à descendre les escaliers, en courant, pour rattraper les participants protestataires, avant de reprendre le chemin du ‘’retour à la case de départ’’. Chacun avait peur de perdre son fauteuil, une phobie bien africaine !!!

Grâce à la  mobilisation de toutes mes forces physique et mentales, je réussis à les  ramener à la raison et je ‘’forçais’’ les gendarmes à les laisser s’asseoir à côté dans ministres et des officiels dans la salle quelque peu clairsemée du rez – de- chaussée 

Un témoin, le Premier Ministre Yahya ould Mohamed ELWAGHF ;il observait discrètement la scène,  mais avec un apparent  intérêt pour son  dénouement. Des moments qu’on oublie difficilement !!! 

D’ailleurs, la scène n’a pas échappé à la vigilance des correspondants de la chaîne EL-JEZZIRA qui l’ont projetée le même jour sur l’écran des postes de tv des mauritaniens. Cette même délégation a accepté, reconnaissante, de dîner chez moi tous les soirs. 

Je n’ai pas retenu de noms ni d’adresses. Mais j’espère qu’ils me  liront.

 Pour ne pas multiplier à l’infini les exemples à  propos de ces journées, je rappellerai deux choses qui sont encore  aujourd’hui, d’une importance majeure : 

11-l’idée de créer une agence pour réparer les dégâts était mienne et  je l’ai défendu contre les tenants de la prise en charge par les services du  Ministère de l’Intérieur. Demandez à Mr SARR Mamadou qui présidait notre commission spécialisée. 

12- Lors de la séance de clôture et de synthèses, un conflit éclata entre participants: la salle se scinda en deux à propos de la question du «passif humanitaire.»

Les journées allaient se terminer en queue de poisson. C’est alors que je m’emparai du micro pour dire aux uns que «le déni le révisionnisme et la schizophrénie ne sont pas les bonnes voies pour solutionner  nos problèmes et aux autres que « les recettes importées ( « devoir de mémoire , rancune et autres ») le sont  moins encore. Mais que nos traditions, nos valeurs, notre religion doivent être  les références  pour étudier la question et pour dégager une feuille de route.»

Le  texte final sur ce point n’ajoutait rien au contenu de cette intervention concernant  ce point et laquelle   fut applaudie  par tous, larmes aux yeux et avec  accolades tout azimuts.

Mr Ahmed SIDI BABA peut avoir conservé les minutes 

Bien sûr, le le carnaval, la Communication  et la démagogie aziziens  vont ensevelir plus tard ce projet qui avait  reçu  la bénédiction de tous, ce  qui aurait pu  permettre au pays d’avancer en éliminant  les obstacles qui bloquent sa marche et de progresser dans la concorde nationale.

Ce n’est point là  l’unique  manque à gagner dans  la gestion d’une décennie qu’on ne saura jamais chiffrer tous les dommages.  

Retour des premiers  réfugiés 2007 PK 7 de Rosso et de  GARAK 

13- Savez vous qui a été le premier à faire le déplacement de Nouakchott  à Rosso pour saluer le retour ses  premiers  réfugiés, à  avoir foulé le sol national  et pour leur offrir des vaches pour le lait et la viande. Posez la question aux habitants du PK 7 et de Garak. On oublie difficilement celui qui a eu la primeur d’un geste, de surcroît, symbolique.  

A l’Université  de Nouakchott  

14-Qui est-il, ce Pr qui a distribué gratuitement et  systématiquement depuis 1988 les cahiers et stylos aux milliers d’étudiants qui ont participé à ses cours? 

  1. Qui est-il, ce Professeur dont les cours font systématiquement l’objet de polycopies imprimées et multipliés par lui, à ses frais? 
  2. Qui est-il, ce Professeur /Consultant qui distribuait, en fin d’année, de l’argent sonnant et trébuchant aux meilleurs étudiants et aux plus démunis ? 
  3. Qui est-il, ce  Professeur, dont le salaire n’a jamais franchi la porte de sortie de la faculté des sciences économiques, parce qu’il le distribuait entre plantons, gardiens, secrétaires et  étudiants de 1989 jusqu’à 2009, date du commencent de la sécheresse monétaire azizienne ?

Posez la question à la porte d’entrée de l’Université, dans les bureaux ou les amphithéâtres. Pas de confusion possible !!

  1. Mais ce qui est arrivé un jour d’Avril 2010 est autrement plus importants que  ces actions étalées sur 3 décennies. En effet, qui a empêché des événements violents entre étudiants  sur une vilaine base ethnique à  l’Université en évitant au sang  des étudiants de couler et au Pays de s’embraser?  C’est l’intervention d’un certain  Professeur brandissant  son appel historique. Consultez le même Cridem.

Je reprends ce que j’ai écrit à  ce sujet, dans mon ouvrage, «  Démocratie inclusive  et bonne gouvernance » : 

« J’ai pu arracher bâtons et armes blanches des mains des étudiants qui s’affrontaient comme  sur un  champ de bataille dans l’enceinte de l’université et alentours, tout en leur distribuant cet appel. C’était suite à des d’déclarations maladroites et malencontreuses d’une  Ministre et d’un Premier ministre azizois.

Avec eux, et après échange de quelques minutes, nous avons convenu de nous réunir dans les bureaux  de mon Caniet FAAR, à 300metres de là, afin  qu’ils  débattent calmement du sujet qui les divise. 

Conclusion, deux heures  plus tard: «  Nous enterrons le conflit et avec lui son origine en créant un syndicat unifié »

Ensemble, main dans la main, ces étudiants m’ont quitté pour informer les médias de leur décision. Ce fut un grand plaisir et une source de fierté dans mon humble vie »,fin de citation. 

  1. Un an plus tard le Directeur du Quotidien de « Nouachott Info » m’a demandé l’autorisation de publier à nouveau cet appel pour calmer les esprits  des étudiants, suite à je ne sais quelle zizanie ou aziazanie, les mots sont synonymes,  provocation gouvernementale. 
  2. Qui, pour dégager sa responsabilité devant l’Histoire, a fait grève , pendant une année, pour protester contre le bas niveau des étudiants et pour faire pression, même solitairement, pour que soient mises en œuvre des proposition de reforme de l’université qu’il a préconisées.

Voir Démocratie  inclusive et bonne gouvernance page 141à 157.

Demander au Recteur IZIBIH ! 

  • Qui a toujours assuré à tous les étudiants qui le sollicitaient , sans aucune discrimination,  dans leur recherche de stages  et d’emplois ou d’inscriptions  à l’étranger, une sorte de service après vente efficace et désintéressée ?  

Au moment où j’écris ces lignes des  étudiants Pulars sont en stage  grâce à mes interventions  dans divers cabinets ou entreprises mauritaniennes.

Réaction à la lecture des récits de  OULATTA INAL 

Vous ne pouvez pas imaginer ni croire à  quel point  je suis tombé des nues en découvrant, seulement à leur lecture tardive, ce que ces récits rapportaient. 

« Que faire ? » m’étais-je demandé  en refermant le dernier de deux livres? « Il faut faire quelque chose. » D’où une initiative sortie d’un cerveau collectif, celui de  L’Erudit et patriote Brahim Ould Abdallahi et de moi-même. 

Elle s’intitulait : Mauritanie Réconciliation des Esprits et des Cœurs ( RIM- REC)

Nous avons approché les auteurs des récits qui ont, par ces derniers, fécondé nos esprits, des leaders syndicalistes de leurs communautés   et des chefs de partis politiques.

Le repli sur soi ou l’attachement exclusif à des fonds de commerce sectaires et politiques ,rec (en ouolof cette fois, pas l’acronyme REC ) ont eu raison de notre magnifique embryon. 

Chers lecteur et commentateurs 

Je vous signale, contrairement à d’autres qui ne peuvent guère mieux dire, que par  cette partie émergée sur ces lignes d’un icberg d’idées, d’actions et d’initiatives au profit de l’une de mes familles mauritaniennes,  je n’ai jamais cherché des voix, je n’ai jamais versé des larmes de crocodile, je n’ai jamais été «flammiste»  et je ne suis pas plus,  aujourd’hui, « bassiste ».

 Je n’ai jamais dénigré mon pays ni ma société à l’étranger, malgré ce que j’ai enduré comme vexations et injustices et je n’ai jamais cherché une quelconque contrepartie matérielle ou financière ou en terme de réputation éphémères, rien de ces avantages qui produiront demain, lorsque les vérités seront connues, la galère de ceux de ceux qui en auront été bénéficiaires.. 

J’obéis tout seulement à ma  foi, à mes  convictions et à ma  recherche d’une harmonie idéale dans notre pays et au sein de nos sociétés.

Ne pensez pas que vous avez le monopole de mon cœur ou de mon attention. 

Nous  avons  toujours été guidés avec le même esprit qui vous a servi ensemble et individuellement, non seulement avec toutes les familles de notre pays, mais aussi, au-delà de nos frontières: avec la France de Alain Juppé, de Edouard Philippe; avec  le Maroc ;avec la Gambie; avec  le Sénégal; avec le Burkina ; avec  le Mali et j’en passe.

Mohamed Ould MOHAMED EL HACEN 

Expert conférencier Consultant international  faardgs@gmail.com 

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Il ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle, mais il reste et restera l’Homme politique Ahmed Ould Daddah.

Il n’est pas candidat, mais il restera l’homme politique, Ahmed Ould Daddah

Il ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle, mais il reste et restera l’Homme politique Ahmed Ould Daddah.

Et c’est déjà beaucoup!

Beaucoup d’intégrité, beaucoup de constance, beaucoup de patriotisme, beaucoup de loyauté dans les engagements, beaucoup de fidélité au Créateur et aux principes   et beaucoup de courtoisie!

Beaucoup de cultures et de lectures coraniques. Beaucoup de manifestations et de meetings dans les rues qui n’ont pas empêché beaucoup de prières dans les mosquées.

Beaucoup de bonne humanité! Ahmed Daddah est une bonne monnaie; il arrive que «la bonne monnaie soit chassée par moins bonne»! Phénomène bien connu des économistes!

Vérifiez le cours de la monnaie qu’il a inventée à partir de peu, quand il était au pouvoir, et comparez-le avec le cours de ces jours de vaches maigres, malgré la découverte et l’exploitation, bien après lui, de l’or dans notre pays. Je n’ai pas besoin d’expliquer la relation entre la monnaie et l’or. Tout le monde la connaît mieux que moi.

Je n’ai pas les chiffres sous les yeux mais la dépréciation de notre la monnaie doit varier, depuis qu’il l’a ‘’quittée’’, entre 10 fois et 20 fois!!??

L’Ouguiya de son temps valait entre 10 fois et 20 fois l’ouguiya d’aujourd’hui!

On dit aussi que la monnaie est l’ombre du roi!

Il arrive aussi, contrairement au bon sens et à nos valeurs civilisationnelles,    qu’on écarte l’expérience et la sagesse pour «limite d’âge», alors qu’aucune limite n’est prévue à l’ignorance et aux limites cognitives et intellectuelles!

Bref!

Il a été candidat il y a 26 ans. Un ras de marée aurait dû, normalement, le porter au pouvoir !

Je le représentai à Tevragh  Zeina,  ou j’ai dirigé sa  campagne. Dans le bureau de l’honorable préfet de l’époque, le Ministre Yahya Ould Sid El Moustaphe, nous reçûmes entre 20 heures et minuit, les résultats de 20 bureaux de vote qui étaient tous favorables à notre candidat: Ahmed Ould Daddah.

L’échantillon était révélateur!

Le représentant de notre protagoniste communiquait à son État-major, (c’est le cas de le dire) au fur et à mesure les résultats de notre dépouillement, quand, subitement, on ‘’lui’’ enjoignit de nous quitter pour se rendre quelque part!!!

Sa chaise restera vide pendant une heure, l’heure du virage fatidique. Une heure historique qui vit l’abandon des apparences démocratique au profit des résultats décrétés de Ain Bintilli à Koubinni!

Les pluies de scores favorables au Président sortant se mirent alors à inonder les ondes de Radio Mauritanie et à nous assourdir les oreilles, et la rumeur circula autour de nous, faisant écho de l’encerclement de Nouakchott par les chars de notre armée nationale.

Tout s’est passé normalement dans cette préfecture, et Ahmed Ould Daddah obtint, à la fin des dépouillements, vers 06 heures du matin, une large majorité dans 25 bureaux sur 27.

Mais, une décision de dernière minute tomba, interdisant aux représentants d’Ahmed Ould Daddah d’accompagner, au Ministère de l’intérieur, les PV, leurs résultats??!!!

La suite est connue. Tout le monde savait que dans tout le pays, la victoire du candidat Ahmed Ould Daddah, fut transformée, par la force des armes et par les abus de pouvoirs du Ministère de l’intérieur, en une perte, en un échec pour la Mauritanie et pour sa démocratie, en un manque à gagner pour le développement harmonieux de notre pays.

Oui, perte et manque à gagner: peut les confirmer tout celui  qui, comme moi, connaît une infime partie du parcours de l’homme Ahmed Ould Daddah!

Je ne ferai pas son bilan,  qu’Allah lui prête longue vie avec une bonne santé.

Je dis perte pour avoir connu l’homme et le gestionnaire, à la naissante, à partir de quasi-rien, la Banque centrale de Mauritanie.

Qui pourrait me contredire, si je dis que le numéro 1 de cette institution était toujours le dernier à quitter son bureau et le premier à émarger la feuille de présence?

N’importe quel agent de la Banque pouvait interpréter et comprendre toutes les décisions que le Gouverneur prenait, car il y avait à chaque fois, en plus de la transparence, la rationalité et l’intérêt général à leurs bases.

Statutairement, la BCM prend en charge, à hauteur de 100% , l’hôtel  de son Gouverneur et de son Gouverneur adjoint. Malgré ce droit, la seule dépense, présentée aux services administratifs de la BCM par le foyer Daddah, n’a été autre choses, qu’une facture Omo et Ajax. C’est mon constat, fait lors de mes contrôles, pendant des années, alors que j’exerçais la fonction d’inspecteur.

L’homme était propre dans tous les sens du terme!!

La première formation permanente, organisée dans le pays, fut le Centre de formation interbancaire qu’il créa en 1976, et dont les résultats permettaient de fonder sur le perfectionnement et le savoir faire les promotions internes.

De nos jours, on fait l’éloge par la négation : «il ne fait pas ceci… il ne fait pas cela d’immoral ou de répréhensible..»

Parlant de Monsieur Ahmed Ould Daddah, je n’ai pas besoin de recourir à de telles formules, indignes de l’homme et des hommes qui l’entouraient. Il n’ont nullement pas besoin de «ne pas…, ne point…, ni…; ne détourne pas, n’est ni corrompu ni despote…»

Ils étaient tout simplement compétents et dévoués à leur patrie, et Ahmed reconnaissait à ses collaborateurs ces qualités, et aimait à répéter reconnaissance et éloges à leur endroit.

Malheureusement, pour nous, ou heureusement, nous ne saurons jamais calculer le manque à gagner pour notre pays (le manque à gagner est toujours difficile ou impossible à calculer) qui aura résulté de la privation de Ahmed Ould Daddah, de l’un de ses meilleurs gestionnaires et de tous ses bons et compétents fils, d’exercer  leurs talents de bons gestionnaires, en bon pères de familles, pour servir, à nouveau et avec abnégation,  le développement de la Mauritanie.

Ahmed n’a pas besoin d’être candidat;  il a été déjà victorieux dans la course pour la Présidence , en 1992!

Beaucoup de vols et de détournements se sont produits depuis 1978, mais c’en est l’un des plus gros et des plus graves. L’histoire et Allah jugeront.

Sachons exprimer notre reconnaissance à nos Grands hommes, notre Patrie en grandira.

C’est ce que j’ai essayé humblement de faire. Mais, j’ai le sentiment de ne pas avoir dit assez… D’autres honnêtes témoins me compléteront certainement, en priant à mes côtés pour que cesse, maintenant, ce cycle ininterrompu d’usurpations répétées; car cela nous évitera, un chaos tragique et irrémédiablement destructeur.

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Une scène politique troublante

Une scène politique troublante

Pr Mohamed Ould Mohamed El Hacen

La scène politique devient d’autant plus mouvante qu’elle risque d’en rajouter à la confusion existant déjà dans le pays, de dérouter les observateurs étrangers, de présenter des signes prémonitoires de déception et de traumatismes pour nous-mêmes. C’est pourquoi, il nous semble de notre devoir d’essayer de contribuer, par les éléments explicatifs qui suivent, à lever le voile sur bien des attitudes de nos concitoyens et concitoyennes qui montrent une certaine perplexité dans le contexte actuel de notre pays.

Pour les populations d’origine nomades, le mot changement est synonyme de Rahil qui permet de changer d’environnement, de paysage, de ressources. Le rahil éternel, offre à chaque fois une nouvelle patrie, même si elle est provisoire, qu’il ajoute à son palmarès de souvenirs entretenus par la poésie et les chants nostalgiques. Nous sommes donc en avance sur le monde arabe qui n’a découvert les vertus du rahil qu’en 2011, le printemps arabe n’étant qu’une version de notre saison d’hivernage offrant l’opportunité de profiter des pâturages, du lait et de la fraîcheur des nuits pluvieuses.

Par ailleurs, le bas niveau de culture politique et démocratique dont souffrent aussi bien les populations que leur élite les enferme dans une logique fondée sur des jugements subjectifs au lieu d’un raisonnement rationnel et objectif comparant les programmes et les idées. Le Président de la République est confondu avec le Chef de la tribu ou l’émir qu’on n’a pas le pouvoir d’élire ou de démettre, sauf par la voie de la violence, en particulier l’assassinat. Les coups d’Etat ne sont donc que la version moderne du recours à la force héritée de la culture tribale et Emirale
La puissance de feu dont le chef de tribu et l’émir disposent consiste au monopole de l’usage du puits étant donné que l’eau est la principale source de vie. Celui qui «tient» le puits, tient les gens à la gorge et exerce le pouvoir de vie et de mort sur eux. Dans l’entendement du Président, hélas peu scrupuleux, et dans la mémoire collective naturellement désabusée, le puits d’antan se confond avec le budget de l’Etat, les recrutements et autres privilèges publics.

Le plus grand malheur qu’un peuple puisse subir, selon les sociologues et les psychologues est de se voir imposé un système en contradiction avec ses valeurs. C’est donc une torture collective que nous vivons depuis1978, particulièrement depuis 2009. Nous vivons depuis 10 années «du jamais vu» sur les plans politique, culturel et social au point d’être privés des ressources communes de notre pays. Le gérant du puits s’est transformé en gardien se servant de l’eau pour satisfaire ses besoins et ses caprices personnels.

L’enthousiasme, l’agitation et la ruée vers le candidat Ghazouani qui promet, par soin discours inaugural, une alternance ou Rahil, justifiant les émotions des hommes et des partis politiques, expliquent bien l’espoir d’une réconciliation entre l’Etat, à travers une juste gouvernance, et les nobles valeurs de notre pays et avec la devise de notre État moderne.

On n’a pas encore besoin d’une position tranchée, car on peut demeurer dans une position d’attente et d’observation en attendant que le paysage devienne plus lisible. Il vaudrait mieux en effet, se poser des questions qui semblent pertinentes

1° Le candidat Ghazouani sera-t-il un homme politique convaincu de la nécessité d’engager un processus démocratique véritable et déterminé à s’initier à sa pratique ou se comportera-t-il en stratège militaire émerveillant un moment une scène lassée et déprimée par un discours des valeurs et des idées qui contrastent avec deux mandats aux résultats catastrophiques ? A-t-il un programme avoué pour nous séduire et un autre inavoué, essentiel et plus engageant ?

2° Quelle garantie aurons-nous pour ne pas faire les frais de cette attitude qui est le propre des hommes intelligents, comme nous avons fait avec le HCE dont l’un des membres avait lancé publiquement en pleine campagne présidentielle de 2007, « c’est Sidi qui sera élu, mais il ne restera au pouvoir que  2 ans? » Serons-nous, trompés deux fois de la même manière, alors que nous prétendons d’être plus intelligents que l’idiot qui a été mordu deux fois par un serpent en faisant entrer sa main dans le même trou?

L’on est en droit de penser que, même si nous sommes aussi imprudents, nous devons faire confiance à l’éducation et la culture de l’homme qui se propose pour diriger notre pays à travers les vagues, tant il se réclame lui-même d’un tissu génétique et d’un milieu social lui interdisant  de nous décevoir. Mais l’histoire nous en dira et, en tout état de cause, ne pourra jamais produire un système pire que celui qui malmène notre pays depuis plus de dix ans. A celui que nous pressentons pour nous guider de le bien faire ou d’oublier que les mauvaises d’alliances, la pratique du chèque en blanc ne peuvent qu’engendrer des déceptions et des révoltes plus violentes.

Une autre raison commande la prudence dans l’usage des chèques à blanc puisque les provisions du pays sont insuffisantes ou inexistantes : déficit budgétaire, déficit de la balance de paiement, endettement excessif, érosion monétaire et faible croissance. Le puits est asséché et demande du temps pour abreuver un pays assoiffé depuis plus de dix ans.

Le Président élu aura à faire face aux difficultés de gérer intelligemment un embouteillage et des bousculades autour d’un puits aux eaux empoisonnées par l’habitude des exclusions et du népotisme. C’est seulement en gérant bien ce risque majeur que les Mauritaniens et leur futur Président pourront savourer l’euphorie de l’alternance.