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Interview du Président fondadeur de l’Institut 2ires: LA CONCERTATION PLUTÔT QUE LE DIALOGUE

En tant que l’un des plus éminents observateurs des affaires publiques et en raison de vos ambitions pour le pays, quelle direction doit prendre ce dialogue, et d’autre part, quelle est votre opinion sur la division existant concernant les termes : dialogue et concertation, et quelle est la différence selon vous et quelle est votre opinion, et quelle est votre préférence ?

De tout débat,   entre personnes responsables, jaillit la lumière et davantage de compréhension et d’entente.

Et Dieu sait, je le dis d’emblée, que nous avons plus que jamais  besoin de tout cela,  c’est à dire   de transparence, d’intelligence  et de concorde  après  tant d’années d’opacité, de divisions,  de médiocrité et d’unilatéralisme autoritaire, à la tête de notre pays.

La concertation et le dialogue, dans leur acception originelle, comme instrument dans des cadres d’échange, d’idées et de points de vue entre des parties de la Société, sont, à la fois, l’essence de la démocratie et l’une de ses modalités pratiques de réalisation.

La démocratie qui a,   de nos jours, en la bonne gouvernance, une sœur jumelle, utilise systématiquement, la concertation entre opposition démocratique et majorité au pouvoir, en tant que mode opératoire de gestion civilisée des affaires d’un pays.

En effet, à la » démocratie des duels » (la formule est de nous) est venue se substituer, dans les pays de l’Europe Nord, d’abord, avant de s’étendre d’autres pays, la démocratie participative.

Cette forme de démocratie avancée est plus positive et plus constructive que la démocratie classique, tant dans sa conception que dans ses modalités de mise en œuvre.

Votre question comporte trois volets:

– Le premier: quelle est la différence entre le dialogue et la  concertation?.

Pour qui n’est pas compliqué ou qui ne voudrait pas complexifier   les choses pour les autres, on peut dire qu’il n’y a pas de différence fondamentale.

Le dialogue évoque un échange global, général, y compris sur des questions théoriques, alors que la concertation a souvent pour objet la préparation des décisions préalables à des actions ou politiques ou à des réformes, à  mettre en place.

La concertation est, donc, un prélude à l’action positive et concrète.

A contrario, le mot dialogue est associé historiquement, dans les pays africains, le nôtre compris, aux crises.

Tout le monde se rappelle encore du dialogue inclusif de Dakar, consécutif à  la plus grave crise constitutionnelle.

Certains peuvent se rappeler aussi  des « dialogues de flirt « Aziz- Messoud- Boijel – Abdesselam » que nous avons qualifiés, en leur temps,   d’unijambistes et qui n’avaient d’objectifs autres que de  « coller »  des  adjectifs:<<radicale>>à l’opposition démocratique,  et <<modérée>>au groupement du  trio,  métamorphosé, pour les besoins de Aziz,  en  opposition de  l’opposition démocratique.

Associé aux crises, le mot dialogue charrie de mauvais souvenirs et rappelle les malheurs des mascarades qui visaient à masquer l’entreprise de pillage du siècle.

Le mot  dialogue  trop usité pendant, dans les temps de malheur, peu glorieux est devenu galvaudé et désuet.

Il évoque dans les âmes et dans les esprits des  malheurs et des crises et de fausses thérapies  pires que le mal.

Permettez, enfin, une dernière  remarque concernant

l’attachement irrésistible de la part de certains  à ce mot « dialogue »  et leur inexpliquée hostilité à  la concertation bien qu’ils   qui se réclament d’une référence ou d’ une nébuleuse islamique, alors que le mot « concertation » est venu plusieurs fois dans le texte du Saint Coran.

-Le deuxième volet de la question: ma préférence?

Je n’ai pas besoin de me répéter. Vous savez maintenant    que ma préférence va  pour une  concertation  « moubaraka » qui vise à défricher le chemin vers les actions prioritaires,  positives et concrètes et  qui seraient, de l’avis du plus  grand nombre, les plus utiles et les plus pertinentes pour  notre pays et pur notre peuple.

Quant au <<dialogue>>,  il faudrait l’enfermer dans l’oubli avec les mauvaises pratiques dolosives,  puis l’oublier.

Je me demande, d’ailleurs,  pourquoi  certains font de ce qui n’est,  normalement,  que   détails  et nuances  imperceptibles   dans les  langues  française et arabe,  une pierre d’achoppement et une source de divergences.

C’est,  de mon point de vue,   suspect. Je soupçonne ruse,  piège et mystification.

Nous devons éviter les mauvais commencements. 

Je  m’excuse auprès de vous et de vos lecteurs de m’avoir attardé  sur ce qui n’est théoriquement qu’un jeu de mots, mais c’est l’attitude négative et le jeu de cache cache,  par lesquels on voudrait dissimuler des manœuvres malveillantes qui  qui ont   motivé  mon attitude fortement  hostile à ce terme: le dialogue.

S’agissant du volet de votre question relatif  aux conseils à prodiguer aux parties, << nous nous limiterons Nous limiterons,  à ce stade, les recommandations pour les Parties: partis politiques et Etat démocratique,   dans une perspective de concertation,  nous les limiterons, à ce stade,  aux points suivants :

■RECHERCHER LES SOLUTIONS LES MEILLEURES

Nous pensons que le fait de venir à  la table des débats avec des idées figées,  conçues et avec des solutions arrêtées préalablement serait à  la fois le risque le plus probable  et le danger le plus grave.

La concertation n’ est pas un terrain de lutte duquel on devrait sortir,  au terme d’un  processus, vainqueurs ou vaincus.

Tout le monde doit pouvoir en sortir gagnant.

Les spécialistes en communication et des sciences du développement humains nous enseignent que 

1- si les deux parties  envisagent la concertation dans un esprit de confrontation : 1+ 1 deviendraient  = 0, car  chacune d’elles va  anéantir le point de vue adverse

2- si les parties sont guidées par la recherche de compromis:

chaque 1 deviendrait 0, 5 et 1+1 se réduiraient à 1.

La bonne et intelligente démarche consisterait alors à  se dire: <<cherchons,  par le biais de nos efforts conjugués, des solutions meilleures à  celles qui sont  en  possession de chacune des parties . Grâce à cette approche : 1+ 1 donneraient 3, 4, et plus.

■PATRIOTISME MILITANT ET SINCÈRE

Toutes nos idées options et choix doivent être basés sur une connaissance précise de la situation économique, financière sociale  et de santé de notre Pays.

Cet examen permettra de déterminer les points forts,   les points faibles, les handicaps et les atouts, les besoins, les ressources  et  possibilités  de la Mauritanie.

Quel pays pourrait-il mettre sur la table des débats tous ses problèmes  en même temps  pour leur trouver des solutions instantanées?

Il y a nécessairement besoin de faire appel à notre objectivité, en nous éloignant des attitudes sectaires et subjectives, afin de pouvoir hiérarchiser les problématiques et définir les priorités.

Je pense qu’ à partir d’un diagnostic approfondi et d’une analyse fine ressortiront

– les questions prioritaires et urgentes

– les problèmes hérités de la guerre décennale d’un Homme, Aziz, contre un pays et leurs remèdes.

– Les questions de  conjoncture, en  général, et les politiques  appropriées

– les questions structurelles dont on doit dessiner les grandes axes,  pour lesquelles il sera possible de déterminer les grands  axes de solution et  des politiques et des plans bien agencées et étalées  convenablement dans le temps.

D’une manière générale, les terrains d’entente ne peuvent être trouvés que si nous privilégions, terre, territoire et Partie.

La MAURITANIE, est ce que nous avons de plus commun,  en même temps que l’Islam.

C’est elle qui nous unit tous; c’est ce que nous partageons tous;  tout le reste doit demeurer secondaire, mais complémentaire et sources  d’enrichissement par ses  diversités ethniques,  linguistiques, tribales ou autres.

Notre développement se fait ici et maintenant. Nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui, pas ce que nous étions il y a un ou deux siècles.

■POUR UNE VISION MODERNE DE NOTRE SOCIETE, COMPATIBLE AVEC NOTRE DEVELOPPEMENT, QUI LA TIRE VERS L’AVANT ET TOUJOURS PLUS HAUT

Cela passe par l’abandon des classifications qui seraient des  symptômes de  des pathologies psychologiques ou d’approches archaïques   relevant des siècles moyenâgeux.

Toutes les classifications de notre Société mauritanienne que certains voudraient nous imposer,  au nom de la politique, sont erronées,  dangereuses et anti-développement.

Vous n’entendrez jamais ces faussaires de la politique qui  méconnaissent  l’intérêt général,  évoquer les caractéristiques, les spécificités, les problèmes et les revendications  concernant, par exemple:

  • la Mauritanie  rurale: paysans, éleveurs, agriculteurs dans la Vallée de l’irrigation ou paysans travaillant derrière barrages ou sous-oasis, des artisans, des enfants non scolarisés,  des personnes en fin de vie et souffrant de maladies chroniques.

Jamais vous ne les entendrez se plaindre, au nom des populations,  dont ils croient pouvoir  s’approprier  illégalement les voix, des maladies spécifiques engendrées  par l’eau impropre à la consommation ou a la sous-alimentation, ou  de l’analphabétisme ….

Leurs discours ne portent pas, non plus,  sur

– la Mauritanie urbaine : ses ouvriers, ses  chômeurs, ses travailleurs manuels ou intellectuels ses pêcheurs évincés par les chinois et turc, ses petites moyennes, grandes entreprises avec leur problème  de financement, des catégories socio professionnelles …

De l’industrialisation, de la formation professionnelle ou académique, jamais!

Jamais des secteurs économiques, des secteurs sociaux, des secteurs culturels,  de la diaspora, ceux-là  ils les ignorent!

Les  problèmes d’habitat et de chômage,  des voieries…., jamais.

En revanche, le débat  va porter  sur le sexe des anges, il va démontrer  la nécessité  de « soninkiser »  les maures noirs, les Haraines,   d’arabiser les Peuls et les Bambaras  et de  « berberiser » le Reste des mauritaniens.

Toutes les classifications, pour ces aveugles, sourds et bavards sont fondées sur la couleur de peau. Ils ne voient que la couleur  et rien que la couleur, mais ne voient pas les hommes, les femmes les enfants, les populations de notre pays. Ils voient  uniquement et exclusivement  les   couleur de nos  peaux.

Quelle honte! Quel handicap mental : sclérose paralysie de l’esprit!

Ils n’analysent  pas le présent avec les matériaux du moment, pour le comprendre,  mais ils ont les yeux monocolores ,( sans cohabitation du blanc de l’œil avec son noir) rivés  sur un passé  lointain ou récent( une sorte de fuite permanente  en arrière, leur invention) qu’ils confondent avec le Présent.

Ainsi, ils n’arrivent pas à avoir une   perception correcte  ni du  passé, ni du  présent et encore moins de  l’Avenir!

Quelle cécité  de l’esprit! Quelle honte!

Il est vraiment regrettable que peu d’entre nous consentent à  dire la vérité à ceux qui,  parmi nous, arrivent à  se tromper,  par moment.

Ne suffirait- il pas que  je rappelle à  ces frères, pour qu’ils me pardonnent l’agressivité de mon présent propos,   que le Connaisseur de Tout et de Tous n’a jamais, dans MESSAGE coranique, utilisé ce critère de la couleur de la peau,  pour classifier  ses Esclaves humains qui sont, par ailleurs,  ses créatures les plus nobles sur TERRE.

Idem, pour son Prophète Mohamed, PSLM, dont nous devons suivre impérativement l’ Exemple?

Le jour des élections, vous avez rédigé un document de sept points qui ont servi de repères à de nombreuses décisions, pourriez-vous nous les rappeler ?

A propos de notre contribution sous forme de propositions aux candidats, le jour du scrutin du 22 juin 2019, permettez-moi, avant de répondre à votre question, de noter quelques données personnelles:

Depuis la nationalisation de MIFERMA, j’évitais la scène politique dans les situations ordinaires, mais j’intervenais par les idées et les moyens matériels quand il y a une crise qui secoue mon pays.

■En 1992,  je me suis mis, exceptionnellement, corps et âme, au service de la campagne du Président Ahmed Ould Daddah, car je connaissais l’Homme quand il était  Gouverneur de la BCM  et savait ses qualités: intègre à l’excès, travailleur dévoué et infatigable, un homme de surcroît juste et patriote.

 Je voulais  ces  qualités à la tête de mon pays. Les élections déterminées, je revins à mes activités de consulting et d’enseignement. A la case post nationalisation MIFERMA.

■ La tentative de coup d’Etat 2003, m’ a secoué  à un  point tel que je décidai de ne plus quitter des yeux la situation politique de mon pays, sans faire de l’action politique une profession.

 ■ Les contours du drame Aziz  pour le pays et pour son économie, cernés  en 2010, ma conscience professionnelle de financier, de patriote,  d’analyste politique me dictèrent alors de  tout sacrifier pour contribuer à  éclairer mes compatriotes  et à lutter contre l’inadmissible, contre ce que je ne pouvais pas supporter en croisant les bras ou tout en développant mes affaires et ma  fortune.

■Lors des élections de 2019, une déchirure, en moi, séparait mon physique et mes attitude corporelles de  mon cœur et de  mes pensées  qui ne pouvaient que pencher pour l’Homme qui me paraissait le plus indiqué  et dont, de surcroît, le Grand père, dont il porte le nom, partageait le même cimetière avec l’Homme que je vénérais de son vivant et que suivais après sa mort, Mon père.

C’ est alors que je décidai de participer positivement, mais à distance  de la campagne Mohamed  Cheikh Ghazouani.

Je participais à travers l’ébauche << d’un livre blanc pour le Candidat absent>>. Vous avez dû en prendre connaissance dans votre valeureux journal.

Je savais que Aziz,  aveuglé par la peur des lendemain, le soutenait en apparence  par hypocrisie et opportunisme, mais qu’il ne saura pas entretenir une  relation politique, amicale ou  humaine avec celui  qui deviendra l’Administrateur  de la  chose azizanienne, la Mauritanie.

Aziz ne sait que s’approprier tout, par l’l’expropriation.

Quelque soient le degré de courtoisie et   de  politesse de Ghazouani, elles  ne sauront résister à l’insatiable et encombrant appétit de son prédécesseur.

Je savais qui va gagner et j’ai  publié le jour  du Scrutin, 22 juin 2019, dans une lettre ouverte, une feuille de route en 7 points, fondée sur un travail de réflexion et d’analyse qui m’aura coûté  3 hommes / mois :

1- Acceptation des résultats par les candidats à  la touche;
2- nécessaire période  de grâce  d’une année  pour l’ Heureux qui sera élu;
3- Négociation de la dette extérieure, pour annulation et rééchelonnement;
4- Pour un important  plan de relance de l’économie;
5- un dialogue inclusif après,  au terme de  la période de  grâce  et de décrispation;
6- La création  d’ une Structure Conseil présidentiel formé  par les Anciens Présidents et anciens   candidats a la Présidence;
7- La mise en veilleuse du coûteux et improductif Conseil Economique et Social.

Aucun contrat  ne me liait au Gouvernement ni a la Présidence de la République.

Je ne pense pas non plus qu’il y ait eu un rapport ou une relation de cause à  effets  entre, d’une part , ce que j’ai écrit il y a deux années  et un mois, les 5 premiers points avec   des volets des Orientations et directives présidentielles et  l’action du Gouvernement, autre part.

Coïncidences!!

Mais la coïncidence s’explique ici aisément par les deux outils,  les deux yeux qui permettent d’accéder  aux connaissances et au savoir faire et au savoir quoi faire.

Ils sont connus des académiciens:

1-  l’étude et l’analyse
2- l’expérience  et  l’empirisme

De mon côté, ces points ont été dégagés consécutivement à des études  et analyses laborieuses et approfondie de la situation et des chiffres menées   avec honnêteté intellectuelle.

Le Président, en prenant les commande du Pays a été guidé par les réalités vécues. L’empirisme et l’intérêt général l’a enseigné et continuent à les guider

Avec le recul on peut constater que le recoupement des idées et des politiques se confortent mutuellement et chacune corrobore l’autre. Quoi de plus normal dans le rapport, fut il distant entre un Think Tank clairvoyant  et un Président, stratège brillant.

Quant aux deux derniers points relatifs à  la suspension du Conseil économique et Social et à  la création d’un Conseil présidentiel,  l’intervention récente  du Président de l’appendice CES ( pour lui parler son langage préféré) ont confirmé  que son intérêt  est plutôt  pour  conseiller  les Présidents  (fussent ils mouton ou lion) plutôt  que pour sa propre Présidence  d’une institution appendice  qui  n’a  d’intérêt pour lui que  quand il doit la traire, comme il trait sa brebis ou sa vache qui ne redoutent plus  un lion.

Mais qui  sait?  Restons dans les métaphores et les fables : N’est-ce pas maures avaient,  une fois, demandé à  celui qui menaçait  leur moutons,  de faire  plutôt métamorphoser les phacochères en moutons.

Peut être  notre Président de l’Appendice vache et brebis à  lait réussira -t- il l’heureux miracle.

Quelles sont, selon vous, les priorités urgentes aujourd’hui pour un président qui n’a pas réussi à choisir son équipe gouvernementale et importuné par les échéances ?

Vous avez émis un avis partagé  par beaucoup de mauritaniens: certains par impatience, d’autres par souci de patriotisme perfectionniste ou par idéalisme, une dernière catégorie gens,  par mauvaise foi, critiquent   ce qu’ils ont toujours pratiqué:  le culte de la médiocrité et la vénération des médiocres.

L’idéal  aurait été que fût inscrit dans notre constitution que toutes les personnes nommées en conseil de ministres perdent leurs fonctions et titre dès l’ accession d’un Nouveau Président au Pouvoir.

Cette disposition aurait laissé toute la « liberté » et la latitude à  chaque nouveau titulaire du Premier poste de la République de choisir ses hommes,  sans blessures, ni contrariété, ni critiques.

En attendant, on est obligé de rénover progressivement en acceptant, les contingences et les contraintes qu’exigent la continuité, la stabilité et la mémoire.

Quant à la question proprement dite sur les urgentes priorités à conseiller pour les 3/5ème du Mandat présidentiel, l’Enseignant que je suis, habitué aux développements pas aux résumés, ne pourrait s’empêcher de commencer par une leçon apprise de son expérience d’expert.

Sans donc pouvoir prétendre au rang d’expert en ressources humaines, j’ai, néanmoins, participé à des études d’évaluation de personnes, aux côtés des plus grands spécialistes internationaux dans le domaine des  ressources humaines

 Nous avons évalué  lors de nos missions les professionnels de la SONADER, les  Personnels de l’ Etat,  Ministres compris,  la Société MAUSSOV etc…

Dans notre batterie de recettes : nous faisions attention à ce  que les  scientifiques ont constaté.

Quel est ce constat des scientifiques  qui étudient la richesse et le comportement des hommes? 

Ils disent ceci: << chaque être  humain, face à  un projet,  dispose d’ une quantité  maximale d’énergie qui se répartit  entre trois activités humaines:

1- la réflexion qui permet de  réaliser le travail de conception et d’élaboration de stratégies  et de plans  d’action;
2- le travail d’exécution et de réalisation proprement dit du projet;
3- La parole, les mots : explication, justification, clarification du projet, en un mot  le travail de communication.

Chaque part d’énergie consacrée  à l’ un de ses volets diminue le pourcentage réservé  à l’autre.>>

Pour ma part, je partage  la recommandation de mon Professeur  dans le domaine du développement des ressources  humaines qui dit qu'<<un Chef doit chercher à  s’entourer de collaborateurs plus compétents que lui.>> Mais encore faudrait- il les trouver?

Pour répondre à  votre question, sans prétention ni arrogance, je pense que notre observation  de Homme qui préside aux destinées de notre pays   nous permet de dire qu’ un  pourcentage significatif de son énergie est orienté  au profit du  premier volet ( réflexion- conception), ce qui  répond bien aux nécessités  de sa Haute fonction.

Mais ce travail de  conception  du Président , abstrait par définition,  étant  invisible, inaudible impalpable par nous autres citoyens, nous ne devons  qu’être prudents dans nos jugements et conseils, sans quoi nous  nous pourrions passer pour ridicules, si nous ne  soupçons pas  son existence, le jour où  ses résultats seront   livrés.

Les décisions historiques,  prises par lui, concernant, le social  la santé, l’annulation  et le rééchelonnement de la dette Koweitienne sont à ce propos  édifiants ( comparez les mots et discours prononcés par le Président  Ghazouani sur ces questions et les  quantités de dollars effacés et des ouguiyas  distribuées).

Une telle expérience  pousse  ceux qui , comme moi, font de la prospective,  à  aller sur la pointe des pieds en pénétrant les Jardins secrets et bien  gardés  de Ghazouani!

J’accepte tout de lui, sauf à me rendre, demain,  ridicules  aux yeux des soutiens que nous partageons à  cause de mes mauvais pronostics ou conseils impertinents.

Sous réserve de ce qui précède, je n’inventerai pas pour lui, mais j’irai  dans le prolongements, les annexes de ces choix et orientations.

1- <<Le Président veut rebâtir les institutions  et être le Gardien  de la Séparation de leurs  pouvoirs .>>

Ce choix salutaire invite à :

-■concevoir de nouveaux systèmes de gestion,

-■ assainir la justice,

-■renouveler, si possible, un Parlement élu dans un climat de complaisance et de sabotage de la Politique  par des faussaires de la Politique , les saboteurs  de la République et du peuple pour plaire à  un individu ou pour se remplir les poches sans contrepartie faite  de  savoir ou de laborieux d’efforts.

-■Transfuser dans les  représentations nationales, régionales et communales et dans la haute Administration des hommes sérieux et calmes à la Ghazouani. Quoi de plus légitime de la part d’un nouveau Président d’un Pays en voie démocratisation et en cours de reconstruction après une guerre décennale?.

-■réhabiliter  le Sénat pour multiplier les garde- fous et redonner aux mauritaniens  confiance pour qu’ils retrouvent leur  honneur et leur dignité démolies de à coup des bulldozers de la brigade Aziz.

Le Président <<décentralise et voudrait limiter gabegie et détournements.>>

Le bon sens dicte que, pour ce faire et pour bien faire : les corrompus avérés et honnis  par le Peuple ne doivent avoir  de place qu’entre  police,  justice et prisons; 

-■Des systèmes de contrôle présidentiels inédits doivent être institués.

D’une manière, il faut innover, renouveler, rénover, renaître des cendres …

Faire en sorte de supprimer et de bannir toutes les routes vicieuses pour éviter, les chemins frayes sur les débris de l’honneur et de a richesse du Pays

L’heure est à l’action et à la reconstruction.

Avant, nous nous battions, sans hésiter et sans concertation pour la survie et la stabilité d’un régime sorti des flancs de l’hostilité.

Aujourd’hui, j’hésite, je réfléchis cent fois avant de conseiller, de peur  de porter préjudice à  un <<   Existant>>, à  un Pouvoir  que je maîtrise mal.

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Surendettement de la Mauritanie et nos réactions et commentaires relatifs aux récents accords d’annulation et de rééchelonnement de la dette Koweïtienne

Bonjour 

Ci-joint notre Dossier: Surendettement de la Mauritanie et nos réactions et commentaires relatifs aux récents accords d’annulation et de rééchelonnement de la vieille et pénalisante dette Koweïtienne en 3 vocaux:

AUD-20210829-WA01.opus

AUD-20210829-WA02.opus

AUD-20210829-WA03.opus

Vous recevrez, en même temps, pour votre information,  pour la vulgarisation et pour rappel 

Notre lettre à ce sujet du 22 juin 2019 à l’intention des candidats à la dernière élection  présidentielle et notre lettre ouverte du 4 Mars 2020 + notre dernier posting sur Facebook. 

http://2ires.org/2019/06/23/appel-de-la-raison-et-du-coeur-a-travers-sept-propositions-aux-candidats-a-la-presidentielle-du-22-juin-2019/

http://2ires.org/2020/03/05/lettre-ouverte-adressee-a-la-representation-nationale-aux-partis-politiques-a-la-societe-civile-et-aux-hommes-libres-soucieux-de-lethique-et-de-la-justice-dans-ce-monde/

http://2ires.org/2021/08/27/felicitons-a-loccasion-de-lhistorique-et-heureux-denouement-de-linextricable-et-penalisante-dette-koweitienne/

Nous vous souhaitons bonnes lectures et écoutes. Cordialement 

********** 

Institut 2IRES
Le 28 Août 2021 
Mohamed ould Mohamed El Hacen

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​LA FRANCE SOULAGE NOS FINANCES

La France vient d’ouvrir le bal  de l’allègement des souffrances financières de la Mauritanie engendrées par le surendettement  Azizanien. 

La France a peu colonisé la Mauritanie. Elle a  prélevé peu  de ses ressources naturelles. 

Pendant soixante années de présence administrative, elle a épargné à notre organisation sociale et à notre système de valeurs, les brutalités coloniales. 

La révision des accords de défense, la nationalisation de Miferma, la sortie de la zone franc qui se révèlera prématurée, 30 Années plus tard, ( les faux dollars dans les caveaux  de la BCM et notre ouguiya dépréciée de 300% par rapport au CFA), des choses impossibles à envisager ailleurs, n’ont pas suscité de la part de la « l’ancienne puissance colonisatrice »ni brimades ni vexations. 

La France n’a pas hésité à nous sauver, en mobilisant ses Jaguars, lorsque l’Algérie et le Polisario orientèrent, lâchement, le gros de leurs efforts de guerre contre nous, parce qu’ils nous considéraient le maillon  le plus faible de chaîne. 

Notre “amie” la Chine a fait plus de mal en 10 ans à notre pays et à son économie que notre ‘’colonisateur et

néo-colonisateur réunis, en 115 années, et en connivence totale avec notre Liquidateur! 

Aziz a fait plus de mal à notre Société, à notre unité, à nos valeurs,  en une décennie,   que la France en 60 années. 

Nos  parents et nos grands parents,plus pieux et plus patriotes que nous,  la respectaient pour le sens de justice de ses hommes, un sens  <<générateur de bons hivernages>>, sens duquel les nôtres se  départirent au fur et à mesure  ils s’éloignaient,dans le temps, de l’ère coloniale. 

Chers compatriotes, ouvrez les yeux et regardez ici et maintenant, le présent et le passé récent, sans complexes ni stéréotypes. Une idée fixe sur la France permettra à la Chine et aux bandits du monde occidental de nous avaler, nos yeux rivés sur un passé lointain que nous ignorons…

Certains trouveront mes propos choquants ou pas à la mode, parce que mon patriotisme inaliénable et irrésistible n’empêche pas réalisme, pragmatisme et reconnaissance! 

Ma Mauritanie, je lui tolère son ingratitude avec ses fils, avec moi, mais pas envers les autres!

Mohamed El Hacen 
Fondateur Institut 2ires
Le 29 Juin 2021

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A l’attention de Mr Jean Baptiste Placca

​https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2583874701916471&id=100008818990045

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Merci de placer ce courrier dans la BP de J. B. Placca 

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Si on était l’ Afrique du Sud, Aziz aurait été  incarcéré depuis plus d’une année, le dire à Mr JP Placca, dès son retour de vacances.

N’est ce pas, en effet, analyste ou visionnaire qui le veut.

Il y a moins d’une semaine, Mr Jean Baptiste Placca tenait un discours  sur les ondes de RFI qui transpirait vénération et respect pour les anciens  Chefs d’Etat africains corrompus.

Pour lui,  nous avons tout intérêt à  les exonérer de toute punition prévue  par les lois anti-corruption.

Il aurait pu, pour faire court, emprunter, fût-ce pour une cause contraire, le Slogan de l’Asossiation francaise anti- raciste  << Ne touchez pas à  mon pote.>>

Dans sa démarche démonstrative et pédagogique, il donnait à la Mauritanie, l’exemple dissuasif de  l’ancien Président Jacob Zuma, poursuivi en Afrique du Sud.

Mr J.B. Placca avait dit en substance ceci:
<<Jacob Zuma est poursuivi en Afrique du Sud, mais l’envoyer en prison requerrait beacoup de tacts et de doigté, car il est rare que le besoin de l’exemplarité débouche aussi allègrement sur ce qu’il faut appeler …. une exemplarité punitive et qui pourrait être convoquée à volonté, et à l’occasion ….>>

Aujourd’hui, nous sommes tentés de  demander au Chroniqueur, dès  son retour de vacances, de quels tacts et de quelle doigté il aura fallu aux Juges de l’Afrique sud-africains, pour décider d’infliger, à leur ancien Président sud africain, une peine d’emprisonnement de 15 mois, tout simplement parce qu’il n’avait pas répondu à une convocation de la Justice.

On voit donc que si la Mauritanie avait suivi, par anticipation, l’Afrique du Sud, c’est-à-dire le modèle donné, en exemple, par J.BP,  elle aurait incarcéré Aziz, depuis plus d’une année: le  jour où il refusa de se présenter devant la commission d’enquête parlementaire.

N’est ce pas, non plus,  bon avocat qui le veut! 

Mohamed ould MOHAMED EL HACEN 
Institut 2ires
Le Désert  mauritanien 
Le 29 juin 2021